Archive pour ZOXEA

Interview de Sinik par Fraichemusique

Posted in chill, engagé, exclu, fraiche musique, francais, french, interview, news, nouvelle, photos, r&b, rap, Uncategorized, urbaine with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 février 2013 by fraichemusique
Sinik

Sinik lors de l’interview par Fraiche musique

  • D’où vient ce nom Sinik ?

C’est un surnom qu’on m’a donné tout simplement par des potes à l’époque où j’avais même pas de pseudo encore personnellement. Je commençais juste à écrire des bouts de texte et c’est des amis très très proche de moi qui écoutaient ces premières maquettes, qui m’ont un peu baptisé comme ça. Il est un peu le reflet de mon état d’esprit, d’une manière d’écrire aussi, de penser plein de choses.

  • Tu as grandi entre Paris et l’Essonne, habites-tu toujours la région ?

J’habite toujours dans le région, je suis pas parti et ceci explique sûrement cela. C’est sans doute parce que j’ai grandi là que je suis attaché au coin, aux gens qui sont proches de moi, à la famille, à tout ça. Je me voyais pas partir de tout ça, car je suis très attaché et ça représente beaucoup pour moi.

  • Avec des origines kabyles et françaises, quelles influences a cette richesse culturelle sur ta vie ?

Je pense que c’est un plus quand même car c’est une double culture, donc avec le temps j’ai appris à prendre un peu le meilleur de chacun. Je pense sincèrement que c’est une chance aujourd’hui parce que j’ai grandi entre le Rai et la chanson française, entre cette double culture de A à Z, dans mon éducation, etc. Je pense que c’est une chance.

  • Concernant ton parcours, comment se sont passés tes débuts dans le rap ? C’est vrai que ton amie d’enfance Diam’s t’as motivé ?

Pour Diam’s, c’était vraiment beaucoup plus tard mais c’était en 1993 que j’ai commencé à écrire des petits bouts de texte. Trois ans plus tard, j’écrivais comme ça mais sans vraiment enregistrer, et un jour, un ami m’a appelé qui m’a dit qu’il avait lui-même un ami qui avait un petit peu de matos. A l’époque, j’ai commencé à faire des maquettes avec seulement des platines, un petit micro. Depuis, j’ai jamais arrêté.

  • Ton passage du groupe l’Amalgame au label « Six O’Nine» fondé avec Karim et Nabyle Tamarat (avec lequel tu as sorti «Artiste triste» en 2002) et en artiste solo : S’est il fait plutôt difficilement ou naturellement ?

Comme tous les jeunes qui se lancent dans le rap, quand on a commencé, on était une bande de potes. On n’avait pas d’objectifs, on faisait pas de concert. On rappait pour nous et notre quartier. Puis après, ça s’est développé. Pour moi le rap, même si c’est pas un métier, ça s’apprend comme un métier. Tu peut pas arriver du jour au lendemain tout savoir, donc ça nous a permis de nous faire à la main, d’apprendre notre taf sur scène, d’être bon sur scène, d’apprendre tout ça. C’est un peu comme une formation en fait.

  • Quelles sont tes influences de musique française et algérienne ?

Algérienne, c’est surtout Idir (ou Yidir en kabyle), vu que c’est un grand nom de la musique algérienne et kabyle. Idir, ça représente beaucoup. En plus car on a le même nom, donc c’est assez marrant. Sinon en musique française, j’aime bien les mecs comme Aznavour. Moi j’aime les paroliers, les gens qui savent vraiment écrire de belles chansons, Cabrel, Zazie, pour moi ce sont des gens avec une belle plume et un vrai talent d’écriture.

  • Dans tes chansons, on entends plusieurs styles musicaux. Comment choisis-tu les prods d’une chanson ?

C’est au feeling, il n’y a pas de critère, il n’y a pas de trucs bien spécifiques. Je me demande juste, est-ce que l’instru me plaît, est-ce qu’elle me parle, est-ce qu’elle raconte une histoire, est-ce je me vois déjà dessus. L’instru, c’est comme un appartement : Si tu t’imagines déjà dedans ou dessus pour l’instru, c’est que c’est bon signe en général.

  • Comment écris-tu les paroles d’une chanson ? Choisis-tu le beat avant ou après ?

En général, c’est souvent la prod en premier, ensuite l’écriture. C’est pas une science exacte. Tu peux écrire 4 morceaux en deux jours, comme tu peux écrire un morceau en un mois. Il n’y a pas de logique, et des fois on se prend plus la tête, des fois le thème est un peu plus compliqué donc c’est un peu plus long. D’autres fois c’est vraiment à feeling, d’écriture non stop, ça dépend

  • On dit souvent que tu ne suis pas les tendances du rap américain : le bling-bling, les filles plus ou moins à poil etc.. Quels sont les thèmes qui t’inspirent pour tes chansons ?

C’est les sujets qu’on vit au quotidien. Pourquoi je ne parle pas de tout ça, c’est parce que je ne vis pas aux États-Unis, que je n’ai pas envie de retranscrire des problèmes que je n’ai pas ou qu’ici on ne connaît pas. Moi, je parle des galères des gens, la vraie vie quand elle est bien, qu’on rigole ou qu’on pleure, quand on perd des gens, quand on galère, quand on est au chômage, quand on est en formation. Voilà moi je parle de pleins de choses, de choses qui pour moi sont les vraies choses de la vie.

  • Les paroles de ta collaboration avec Medine « Les 16 vérités » commencent : « Tu sais ce qu’on dit ? Une balle dit toujours la vérité, elle ment jamais » . Ce titre nous semble une forme d’assassinat cathartique, peut-tu nous dire comment s’est fait cette collaboration et ce que ce titre représentes pour toi ?

Le thème du titre déjà faut l’expliquer car c’est un espèce d’auto-portrait mais vraiment en appuyant là où ça fait mal. On n’a pas fait un morceau pour se brosser dans le sens du poil, on a fait un morceau où l’on se retrouve face à un miroir qui nous renverrai pas que des vérités qui sont pas forcément agréables à entendre. C’était çà le thème du morceau, donc certains ont comparé çà à un auto-clash, d’autres on appelé ça un auto-portrait. Je sais pas dans quelle catégorie il faut le ranger mais c’est la thématique du morceau, de parler à soi-même mais surtout parler de choses que les gens nous ont reproché, des choses que nous-mêmes on se reproche des erreurs qu’on a pu faire dans nos carrières. Pourquoi Médine, c’était parce que Médine c’est un très très bon parolier. Sur ce genre de morceau, tu peux pas inviter n’importe qui, faut des mecs savent bien tenir les thèmes, qui savent bien écrire. En plus je n’avais jamais bossé tout seul avec lui, donc c’était le bon moment au bon endroit.

  • Tu as pu collaborer avec un tas d’artistes différents comme James Blunt, Algérino, Medine, Soprano, Tunisiano, Vitaa, Zoxea et bien sur ta femme Kanya Samet. Comment se sont faites ces rencontres et comment choisis-tu tes collaborations ?

Comment elles se sont faites, soit en concert parce qu’on était sur les mêmes scènes, on a fait les mêmes festivals de musique. Ou alors tout simplement comme ça, des demandes qu’on a faites. En général, les rencontres, ça s’est fait sur deux critères : C’est l’humain déjà, je ne peut pas chanter avec un artiste que je n’aime pas, ou bien quand je sens qu’on n’est pas en phase. Après l’autre critère, il est artistique, savoir qu’est-ce qu’il va apporter au projet, est-ce qu’il va ramener un plus ou pas. Je pense que c’est surtout ça «les critères » de sélection.

  • Dans ton nouveau titre «Pinocchio » tu évoques un coté très personnel de ton parcours individuel. Qui sont ces « vendeurs de rêve » dont Kanya chante ?

C’est les phrases qu’on entend quand on est jeune. C’est un peu tout le monde, on est tous des vendeurs de rêve quelque part mais à notre manière, d’autres plus que d’autres. Le thème du morceau, c’est surtout sur tous ces petits trucs qu’on entend, ces phrases déjà bien établies, tous ces petits mensonges parce que le père Noël c’est un mensonge par exemple. C’est un conte, un commère, un business entier bâti sur un mensonge. Donc voilà je voulais parler de tout ça, de tout ce que l’on avait pu entendre : Les promesses de taff, les petites galères, tous ces mythos qu’on entend au quotidien.

  • On trouve le clip «Les 16 vérités » trop stylé, qu’est-ce qui t’as inspiré lors du tournage ?

On a voulu retranscrire ce que l’on avait dit dans le morceau, c’est pour ça que je parlais de miroir tout à l’heure. Moi, mon premier couplet, il est uniquement face à un miroir, et on a fait des effets pour comprendre que le miroir est une autre personne. Donc c’est un reflet qui me renvoie à autre chose et c’est exactement la thématique de tout le morceau. Le thème, il est vraiment dans le premier couplet. Médine pareil, il se parle à lui-même donc voilà c’est des petits concepts un peu cinématographiques qu’on a voulu trouver pour le clip.

  • Ces dernières années on a vécu une époque de clash dans le milieu du rap. Récemment cette idée de confrontation commence à envahir le R’n’B. Comment as-tu écrit la chanson sur ce sujet « Clash » pour affronter Gaiden, s’agit il d’un vrai clash ?

Avec Gaiden, la démarche est différente, car il y a des clashs qui en ce moment ont l’air assez sérieux avec des vrais antagonismes. Nous c’était vraiment totalement différent. Avec Gaiden, ce que l’on a voulu faire, c’était vraiment d’organiser un clash pour en faire un spectacle en fait, pour qu’on n’ait pas forcement que le coté négatif qui va avec le clash. C’est plus le coté positif donc le spectacle, faire venir des gens, le faire à la radio devant beaucoup du monde, donner vraiment un spectacle pour les amateurs de clash. Nous, on était dans cette idée là et c’est comme ça qu’on l’a fait.

Après c’est vrai qu’entre temps, il y a eu d’autres histoires mais çà c’est pas nos histoires et c’est pas des trucs qu’on peut contrôler. Nous en tout cas on voulait vraiment quelque chose de peace et les gens ont compris que c’était loin d’être la guerre avec Gaiden, parce qu’il y a beaucoup de respect entre nous, avant, après et même aujourd’hui à l’heure où on se parle.

  • On passe de la haine à l’amour : 2012 signifiait une relance de ta carrière, ainsi que celle de Kayna Samet. Est-ce dur d’être l’un des « power couples » du hip-hop français ?

Franchement, je pense que ce qui est dur dans la vie, c’est d’être malade, de pas pouvoir travailler, de pas avoir d’argent. Ça, c’est dur. Après ça pour moi, c’est pas dur du tout, c’est plutôt une facilité parce qu’avec des gens comme Wallen et Abd al Malik, on aura toujours tendance à comprendre quelqu’un qui fait le même travail que nous. En plus, on se complète. Elle chante, j’écris avec elle, des fois elle me trouve des mélodies. Donc voilà quelque part, on s’aide, on est une petite équipe et voilà, c’est très bien comme ça.

  • Un moment de scène ou un concert préféré ?

Tous ! Moi, le moment que je préfère c’est quand je suis sur la scène et que c’est blindé, que les gens sont chauds, qu’ils sont avec nous, bonne mentalité et envie de faire la fête. Voila, on demande pas plus.

  • Quels artistes écoutes tu en ce moment ?

Personne, absolument personne. J’écoute pas de musique, j’écoute des radios foot en ce moment

  • Un débat circule ces dernières années sur le rap, penses-tu qu’il est mort ? Comment vois-tu son futur ?

Moi, ça me fait rigoler parce que ça fait peut-être 10 ans que j’entends « le rap est mort » et ça fait 10 ans qu’on me pose la question. Je pense que ça veut dire que c’est juste des fantasmes de gens qui aiment pas le rap. Je sais pas d’où ça part ce truc là, mais le rap, il existe encore. Il y a des groupes comme Sexion d’Assault qui font des albums, des grosses tournées, qui se débrouillent. C’est vraiment un milieu qui n’a rien à envier aux autres, ni en terme de chiffres, ni en terme de structure, ni de passage radio, ni en termes de quoi que ce soit. Donc voilà le rap, il existe.

Sinik

Le dernier album de Sinik, La Plume et le poignard

  • Avec quels artistes rêverais-tu de collaborer ?

Des artistes comme Aznavour, Cabrel, Zazie et Alicia Keys.

  • Si tu devais choisir entre les deux, ce serait lequel ?

Booba ou Rohff ? Sinik
Beyoncé ou Rihanna ? Beyoncé
Lil Wayne ou Eminem ? Eminem
Twitter ou Facebook ? Twitter
Kenza Farah ou Léa Castel ? Kenza Farah
La France ou l’Algérie ? Ah tu peut pas choisir, c’est comme beaucoup de choses.
Kerry James ou Médine ? Pareil, car c’est deux artistes que je respecte, deux amis, c’est difficile de choisir.
L’influence R’N’B ou electro sur le rap ? Ni l’une, ni l’autre

  • La prochaine étape pour toi ?

C’est continuer, faire des tournées. Demain je pars à Nancy faire des concerts, voilà c’est comme ça que ça se passe.

Interview réalisée par Vanessa Saksik et Aaron Phillips
Crédits photos : Vanessa Saksik et l’Agence Rise Up
Remerciements : Sinik et l’Agence Rise Up

Interview de Midnight Run par Fraichemusique

Posted in américain, american, cainri, english, francais, french, interview, music, music video, news, nouvelle, photos, rap, Uncategorized, urbaine with tags , , , , , , , , , , , , , on 8 décembre 2012 by fraichemusique
Le rappeur et l'artiste Midnight Run

Midnight Run lors de notre rencontre à l’Agence Ephelide

Interview réalisée par Vanessa Saksik et Aaron Phillips
Crédits photos : Vanessa Saksik
Remerciements : Midnight Run et l’Agence Ephelide

« Le rap m‘a marqué très jeune et m’a accompagné pendant toute ma vie, des artistes comme Run DMC, Nas, Les Sages Poètes de la Rue ou A Tribe Called Quest m’ont beaucoup influencé »

1- D’où vient le nom Midnight Run ? Quel rapport a-t-il avec le film ?

«Midnight Run» est un film que j’adore (sorti en 1988). J ‘ai beaucoup aimé ce film donc ça m’est resté un peu dans la tête et quand il fallu que je choisisse un nom d’artiste, j’ai aussi pensé à ce nom car je travaille beaucoup la nuit qui est un moment où je suis un peu plus créatif. J’ai toujours bossé la nuit, surtout la musique. Run parce qu’il y a Run D.M.C qui a été un groupe, marquant, un pivot un nouveau souffle dans le rap à une certaine époque. C’est un groupe qui m’avait pas mal marqué. Il y a aussi un album « Midnight Marauders» (1993) du groupe A Tribe Called Quest qui est l’un de mes albums préférés. En fait, ce nom m’est venu assez instinctivement et je trouve que ça me va bien.

2 – Où as-tu grandi exactement ? Et retournes-tu souvent aux States ?

Moi j’ai grandi en France, dans une famille d’origine indienne donc complètement anglophone et avec un père qui très, très jeune est parti aux États-Unis pour faire le métier qu’il a fait toute sa vie qui est éditeur de bandes dessinées de Comics américains. Il a vraiment vécu entre la France et les États-Unis, ce qui fait que j’ai eu eu accès à la pop culture américaine très tôt dans ma vie et c’est çà qui m’a marqué, qui m’a forgé. Je suis aussi très souvent aux États-Unis, au moins une ou deux fois par an.

« En général, quand je compose titre, ça va assez vite »

3 – Peux-tu nous parler de ton parcours. Ta biographie liste « graphiste, photographe, designer et réalisateur entre autres » comme métier, pourquoi et comment es-tu devenu rappeur ?

J’ai pas spécialement choisi de devenir rappeur. En fait, toutes les activités que je fais n’ont pas vraiment été des choix. Ça a plutôt était de décider ce que je faisais et ce que je faisais pas car il y avait beaucoup de choses qui m’ont intéressé et qui m’intéresse toujours, en fait je suis assez gourmand de nouvelles expériences.

Par contre, le rap ça a toujours été quelque chose qui m’intéressait. A partir du moment où j’ai entendu mon premier morceau de rap, ça devait être un grand Master Flash à l’époque, je pense que ça m’a marqué au fer et depuis ça ne m’a jamais quitté. Après d’être totalement passionné à acteur, c’était aussi sauter un pas donc très rapidement quand j’ai pu, j’ai acheté un sampler et j’ai commencé à faire du son. Le rap, c’est vraiment quelque chose qui m’a accompagné pendant toute ma vie. Concernant les autres activités, mon métier c’est d’être graphiste designer et c’est aussi quelque chose qui me passionne. En fait, je m’intéresse beaucoup à l’image. J’ai une une formation de réalisateur et j’ai fait pas mal d’expos, de photos. En gros, c’est l’image et le hip-hop, avec un espèce de fil rouge de tout ça.

4 – Comment as-tu rencontré Zoxea des Sages Poètes et les autres du milieu ?

Zoxea est le membre le plus jeune des Sages Poètes de la Rue mais moi j’ai l’âge de son grand frère Melopheelo et de Dany Dan, le 3éme membre du groupe. Je les ai rencontré au lycée à Boulogne et forcément à partir du moment où il y a des gens qui se croisent et qui partagent des centres d’intérêts aussi importants que le rap, tout de suite ça connecte. On est devenus très amis, très vite et on a grandi artistiquement ensemble, j’ai toutes leurs pochettes de disques, c’est une belle amitié qui dure depuis presque plus 20 ans maintenant.

« Mon père était éditeur de Comics, alors très tôt, j’ai eu eu accès à la pop culture américaine et ça m’a forgé, quand il faut que je me surpasse, et que je monte sur scène, c’est ces icônes là que j’ai en tête »

5 – Peux-tu nous parler de ta façon de composer et d’écrire. Comment construis-tu les paroles d’une chanson ?

La façon dont je compose et j’écris un titre, elle est souvent assez instinctive, ça va assez vite. C’est à dire qu’un morceau, quand je me mets sur mon sampler, il peut y avoir une base qui est une idée de thème ou un son que j’ai entendu qui me parle et sur lequel je vais bâtir tout le reste. L’étincelle peut venir de plusieurs façons différentes mais en tout cas ça va très vite. Généralement, quand je mets à composer un morceau et qu’au bout de deux heures, il a pas d’allure et qu’il ne se tient pas, c’est que ça va être un peu laborieux et que c’est peut-être pas la peine de continuer. En tout cas, les meilleurs morceaux que j’ai fait c’est des morceaux que j’ai commencé à construire très vite. Une fois que le son est dans la machine et qu’il tourne, je le laisse tourner un petit peu et puis il y a des mots qui viennent et je commence à écrire et ça aussi, ça va assez vite quand c’est fluide et que ça marche bien. Des fois quand j’ai pas écrit depuis longtemps, c’est un peu plus laborieux mais dés qu’on commence à s’y mettre, ça vient facilement.

6 – Comment choisis-tu tes prods, et le fais-tu avant ou après l’écriture des paroles ?

Toujours avant, je fais toujours le son avant d’écrire, c’est très rare que ce soit après. Avant j’écrivais des paroles des choses comme ça car au début quand j’étais avec «Les Sages Poètes de la Rue», on se faisait un peu des défis où il fallait toujours avoir un petit set mesure en tête et en stock pour faire des petites joutes verbales et donc il fallait toujours avec des petits textes comme ça assez cool. Il y a peut-être quelques trucs comme ça que j’ai pu écrire à blanc qui ont pu se retrouver sur des instrumentaux mais globalement ma façon de travailler maintenant, c’est un instrumental et puis et c’est ce groove là qui va apporter un texte.

7 – Qu’est-ce qui t’inspires en termes de thèmes et sujets de chanson ?

Il y a beaucoup d’egotrip dans mes chansons parce que c’est une dimension du hip-hop qui est très importante. C’est un moment où quelqu’un qui peut être un petit peu discret dans la vie, tout d’un coup peut éclater et se vanter énormément. Je trouve que c’est assez marrant car c’est une partie du rap qui est incontournable et très satisfaisante à la fois. Il y a des chansons où on se vante beaucoup et c’est bien, d’essayer de trouver des façons de dire les choses, trouver des bonnes phrases pour pouvoir se la raconter un peu parce que c’est vraiment très plaisant. Sinon,moi j’aborde aussi beaucoup de thèmes très personnels, je parle de ma famille, de mon fils, de ma femme dans certains morceaux qui sont un peu plus persos.

«Avec les Sages Poètes de la rue, c’est une belle amitié qui dure depuis 20 ans

Il y a aussi pas mal de choses sur le côté un peu bataille dans le rap, qui est aussi une composante du hip-hop, qui est le fait que quand on prend un micro, on se frotte un petit peu aux autres. on essaye de monter le niveau sans pour autant rabaisser tout le monde. Et voilà on essaye de faire sa place et pour faire ça, il faut forcement aller un peu au combat, puis c’est une mise en danger de toute façon. Je crois que dans la forme du hip-hop artistiquement, dans la performance, il y a une mise en danger qu’il n’y a peut-être pas dans certains autres genres musicaux. Dans la pop par exemple, il n’y a pas cette dimension de bataille.

Dans le rap, il y a ce coté un peu belliqueux par essence parce que la genèse du rap s’est faite dans des fêtes où il fallait un peu se clasher avec d’autres personnes, donc ça aussi je l’aborde pas mal. Il y a beaucoup d’écriture automatique aussi dans le rap, c’est ce qu’on appelle le freestyle où on passe

8 – On t’a déjà dit qu’il y avait assez de morceaux sur tes deux EP pour en faire un album. Finalement pourquoi t’as fait le choix de sortir deux EP’s plutôt qu’un album ?

Parce qu’il y vraiment deux univers musicaux qui sont vraiment très distincts. Il y a le premier «The Midnight E.P» qui regroupe pas mal d’instrumentaux, exclusivement des instrumentaux que j’ai fait dans les années 90 (1996/1998) que j’ai pas touché depuis et qui sont tels qui ont été composés à l’époque.

Les années 90, sont considérées par beaucoup comme l’âge d’or du rap, beaucoup de gens pensent que c’était période la plus prolifique et la moins pervertie. Je fais partie de ces gens et même s’il y a énormément de choses que j’adore, j’ai du mettre des filtres et être beaucoup plus sélectif dans les choses que j’écoute depuis, alors qu’à l’époque j’avais une vraie productivité très, très intensive et en flux tendu. Il pouvait y avoir 10 bons albums qui sortaient par mois à l’époque. Ce premier univers avec « Midnight EP », il est très caractéristique d’une période.

Ensuite, il y a des morceaux que j’ai fait entre 2004 et 2007 qui sont sur le second EP«The Last EP» et qui sont tout aussi hip-hop et qui auraient très bien pu se marier avec les titres du premier mais j’avais envie de les distinguer parce que pour moi ils ont vraiment une couleur différente. Je voulais aussi faire deux EP’s parce que c’est un format qui me plaît beaucoup. Il y a des E.P’s très marquants dans le rap comme ceux de Pete Rock et CL Smooth par exemple et Bit-Max aussi avait sorti un E.P génial. C’est un format où il n’y a que du bon , ça permet de dire des choses dans un format assez court et ça me plait bien.

9 – Les paroles de la chanson «Définition » nous ont marqué, est-ce que c’est une définition de toi en tant qu’artiste, ou du genre hip-hop en général ?

C’est un peu les deux, c’est mon point de vue. C’est pas une définition du hip-hop, c’est une définition de ce qu’il faut faire pour faire un titre classique en fait. Quand on a une rythmique à un beat solide et que derrière on a les « beats », les «ryhmes » les «skills» qui sont des techniques vocales et les «wheels» (ou wheels of steel) qui sont les platines, quand on a tout ça et qu’on a une belle alchimie entre tous ces éléments, généralement, c’est ce qu’il faut pour faire un classique du genre . Sans avoir la prétention d’en faire un, j’ai voulu juste le raconter avec ce titre. Ça dit aussi quelque chose sur moi qui est que je m’attache à ces choses là qui sont des piliers et des fondements du hip-hop donc, ça veut dire que je m’attache aux choses importantes et que j’essaye de les décrypter.

« Dire que le rap est mort, c’est faux, il se transforme, il subit des cycles et je pense que le rap trouvera toujours son équilibre »

10- On voit souvent la forme de diamant sur tes fringues et sur les pochettes de tes EP’s, est-ce que c’est un symbole particulier pour toi ?

En fait, c’est le contour du logo de Superman. Mon père est éditeur de bandes dessinées, j’ai vécu avec les super héros depuis ma plus tendre enfance, j’ai grandi avec cette pop culture là alors c’est un peu ma mythologie donc forcement je m’identifie à ça. Quand il faut que je me surpasse, que je devienne un artiste et que je monte sur scène, c’est ces icônes là que j’ai en tête et j’ai choisi le symbole de Superman sans le S à l’intérieur.

11- Quels sont tes influences du rap américain ? Et du rap français ?

Il y en a énormément, il y a un morceau à la fin du premier EP, « The Midnight EP » qui s’appelle « Alphabetical » et qui est une longue liste de tous les groupes qui m’ont influencé. Je peut en citer quelques uns, notamment A Tribe Call Quest, Nas qui est pour moi le plus grand rappeur de tous les temps, les Beatnuts aussi pour la production, il y a D.J Premier Gang Star, les premiers Run DMC aussi m’ont beaucoup marqué.

Je pense également à Ice-T qui est un rappeur de la côte ouest qui a été l’une de mes premières idoles à l’époque de son deuxième album « Power » et puis plein d’autres. En France, il y a des gens que j’apprécie énormément, alors évidement je vais citer les amis, non pas parce que c’est des amis mais parce que je pense que c’est les meilleurs Les Sages Poètes de la Rue , Zoxea.

Orel San, je peut pas dire que je l’écoute beaucoup mais j’aime bien sa sincérité. Il y a aussi un groupe qui s’appelle Klub des Loosers et un rappeur qui s’appelle Fuzati qui est absolument brillant qui est incroyable . Il a un univers génial.

12 – Un débat circule assez souvent ces derniers années sur le rap, à ton avis, est-il mort ? Quelle vision as-tu pour le futur du genre ?

Je pense que quelqu’un qui dit que le rap est mort, ça fait vraiment vieux con . Même moi qui est nostalgique et qui pense que le meilleur était avant , je trouve que dire que le rap est mort aujourd’hui c’est pas vrai car le rap est passé au centre de la culture pop au monde. C’est à dire que c’est la forme musicale qui rapporte le plus d’argent et qui est devenue centrale, donc dire qu’il est mort, non, il s’est transformé, il va jamais mourir il va peut être subir des cycles.

Pour son futur, en fait, on a déjà vécu des cycles comme ça, à New-York où on est passé d’une forme assez pure, pas commerciale, pas très parasitée par le business à tout d’un coup des gens comme Puff Daddy qui ont un peu popisé le rap, qui l’ont amené sur les ondes en nettoyant un peu le son et les clips, et puis tout d’un coup il y a «Wu Tang Clan» qui est arrivé avec un son complément crado, avec un concept vraiment hardcore et dur et qui a ramené vraiment le rap dans la rue. A chaque fois qu’il y un excès d’un coté, il y a toujours un équilibre qui se fait de l’autre et je pense que le rap trouvera toujours son équilibre et il y en aura toujours pour tous les goûts. Il sera dans les clubs, il sera forcement toujours sur les ondes et puis il faut que tout le monde y trouve son compte. Moi-même, même s’il y a des choses qui sont difficiles à écouter pour moi, j’ai toujours trouvé des choses que j’aimais beaucoup.

13 – Quels artistes écoutes-tu en ce moment ?

En ce moment j’écoute beaucoup Nas car il a sorti un nouvel album qui est vraiment bien et du coup je suis replongé dans tout le reste. Je fonctionne pas mal par artiste, là je viens de me réécouter tout Eminem dans la voiture. Il y a des gens comme The Roots, Common qui sont des groupes et des artistes qui m’ont jamais déçu et qui ont beaucoup évolué, qui ont sorti énormément d’albums, toujours en se renouvelant et en faisant quelque chose d’intéressant. Là, en ce moment, il y a un artiste que je viens de découvrir qui s’appelle O.C. (Omar Credle, un rappeur américain originaire de Brooklyn ) qui vient de faire un album avec Apollo Brown, un producteur de Detroit. Cet album qui s’appelle«Trophies» est génial et il y a aussi M. Zym qui a fait une reprise de l’album«Illmatic» de Nas, en reprenant un peu les instruments, en les rejouant en live et en refaisant les raccourcis, c’est un album que j’adore.

14 – Avec quels artistes (français et/ou anglophones) rêverais tu de collaborer ?

Les artistes avec qui je rêverais de collaborer, ce serait une erreur car ils me défonceraient et c’est peut- être pas une bonne idée. Moi je pense que quand on collabore avec un artiste, il faut quand même qu’il y ait un niveau égal, alors c’est pas pour me rabaisser parce que Midnight Run ne serait pas d’accord avec ça, mais les gens avec qui j’aurai le plus envie de travailler, je pense que ce ne serait pas une bonne idée que j’aille faire un titre avec eux. C’est déjà arrivé que des rappeurs pas de même niveau, se frottent ensemble sur un même titre et ça peut être un peu désastreux. Après tous les gens que j’ai cité précédemment, Les Roots, Common et Nas, c’est des gens que j’admire, de là, Le faire un titre avec eux, je ne sais pas.

15 – Pour finir, on va faire un petit jeu/quizz, tu vas me dire qui (ou quoi) tu choisirais entre les deux et pourquoi ?

Booba ou Rohff ? Booba parce que c’est la famille il vient de Boulogne, on était un peu dans le même crew au début, je suis admiratif de sa carrière et en plus je suis pas surpris car c’est quelqu’un qui très très jeune savait où il allait et je suis pas du tout surpris qu’il y soit arrivé sans problème.

Kery James ou Medine ? Kerry James parce que je respecte le bonhomme

Lil Wayne ou Fifty Cent? Fifty Cent mais plutôt le Fifty d’avant quand il était mort de faim et qui’il a sorti un album qui s’appelait «How to rob» (comment voler) et là il braquait tout le hip-hop.

Beyonce ou Rihanna ? Beyoncé

Bruce Willis ou Wesley Snipes (hommage a ta chanson eponyme) ? Bruce Willis car Wesley Snipes c’est un bouffon…non c’est une blague. En fait , il y a une chanson qu’il y a sur mon E.P où avec Zoxea on se clashe avec Wesley Snipes, moi je suis Bruce Willis et lui c’est Wesley Snipes.

New-York ou Paris ? Ah dur…Paris parce que je peut pas vivre ailleurs qu’à Paris mais je peut pas non plus passer trop de temps sans aller à New-York. Si je devais choisir entre les deux vraiment, je pense que ce serait Paris parce que c’est ma vie.

Bagel ou baguette ? Baguette

Converse ou Addidas ? Adidas

«The Midnight EP» ou «The Last EP» Je sais pas. Non tu peut pas me demander ça car c’est deux Moi.

16– La prochaine étape pour Midnight Run ?

C’est pas mal de scène, je défend un projet avec passion, peut-être un autre clip, voila on continue à bosser et puis je continue à faire la musique aussi et puis on verra où ça nous porte.

Bonnes nouvelles part un : Interview demain du rappeur Midnight Run

Posted in Uncategorized with tags , , , , , , , , , on 29 novembre 2012 by fraichemusique

Fraiche Musique annonce son retour cet hiver avec plein de bonne nouvelles !

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D’abord, nous allons rencontrer le rappeur franco-américain Midnight Run demain soir pour une interview exclusive sur son premier projet, le double-maxi The Midnight EP et The Last EP ! Si vous avez des questions à lui poser, n’hésite pas à nous dire en section commentaire. On rajoute son dernier clip Definition ici pour ceux qui ne l’ont pas encore vu.

Pour en savoir plus sur cet artiste prometteur, voila quelques infos venant du blog officiel de son agence de communication, Ephélide :

Parrainé et soutenu par Les Sages Poètes de la Rue, le rappeur et beatmaker franco-américain Midnight Run sort deux EPS intiulés « The Midnight EP » et « The Last EP »,  qui sont, tout deux, une véritable déclaration d’amour à la musique Hip-Hop.

Le touche à tout Midnight Run (graphiste, photographe, designer et réalisateur entre autre) rap dans sa langue maternelle : l’américain.

Les 18 titres de ces deux EPs nous plongent dans les univers cinématographiques, jazz, soul, funk et pop qui ont nourri cet artiste bientôt incontournable dans le monde du rap.

Le premier EP, « The Midnight EP » est une ode au rap new yorkais des années 90. Alors que « The Last EP » montre l’évolution d’un artiste qui s’est ouvert à de nouvelles formes musicales tout en restant résolument Hip-Hop.

Son univers est très proche de Common ou The RootsMidnight Run est un artiste à découvrir de toute urgence !

Mise à jour : Découvrir l’interview ici !

Programme intégral du Festival Paris Hip-Hop 2012

Posted in concert, en direct, francais, french, live, music, news, nouvelle, pop, r&b, rai, rap, Uncategorized, urbaine, zouk with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 juin 2012 by fraichemusique
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Venant du site officiel du Festival Paris Hip Hop et Danse:
du mercredi 20 juin au lundi 25 juin 2012:

Exposition USINA

Exposition photographie – Film – Performance – Rencontres
Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud- 75011 Paris
M° Parmentier ou Couronnes
Entrée libre

du vendredi 22 juin au mercredi 4 juillet 2012

BERTHET ONE & LIL’THUGS

Exposition bande dessinée urbaine / illustration

La Rotonde
6-8 Place de la Bataille de Stalingrad – 75019 Paris
M° Jaures
Entrée libre

vendredi 22 juin 2012

« RAP, ÉCRITURE ET ORALITÉ » AVEC ZOXEA

Ateliers Paris Hip Hop
Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
Entrée libre sur réservation

vendredi 22 juin 2012

Paris Danse Hip Hop

Représentations de Danse Hip Hop
Lieu : Casino de Paris
16 rue de Clichy – 75009 Paris
M° Liège ou Place de Clichy
Ouverture des portes : 19h30
19,80€ – 11 € (tarif groupe )

du samedi 23 juin au samedi 30 juin 2012

Street Art festival

Lieux des événement graffiti dans les quartiers de la ville de Sevran
quartier Sablon : le 23/06
canal de l’Ourcq : le 25/06
place de Sevran : le 27/06
Bute Monceleux : le 28/06
Jardin Rougemont : le 29/06
Entrée libre

du samedi 23 juin au dimanche 24 juin 2012

Festival Graffitizm

Jam graff avec le crew Da Mental Vaporz (DMV)
le crew P19 et le crew 3HC
Parc d’activité de la Vaucouleurs
78711 Mantes la Ville
Entrée libre

samedi 23 juin 2012

ÊTRE DANS LA RUE / REVELATION

Spectacle de danse
Lieu: Maison des Métallos
94 Rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris
M° Couronnes ou Parmentier
Gratuit – Plein air

samedi 23 juin 2012

The Roots au Zénith de Paris

Concert évènement
Lieu : Zénith de Paris
211 avenue Jean Jaurès – 75019 Paris
M° Porte de Pantin ou Porte de la Villette
Ouverture des portes 18h30
38€ + frais de vente

samedi 23 juin 2012

QUESTLOVE ALL NIGHT LONG

Soirée
La Bellevilloise
21 Rue Boyer 75020 Paris
M° Gambetta ou Ménilmontant
18€ + frais de vente, 20€ sur place

dimanche 24 juin 2012

URBAN FESTIVAL BATTLE (UFB)

Battle Tour Ile-de-France
Gymnase Georges Racine,
94 Boulevard du Général Leclerc
92110 Clichy
5€

du dimanche 24 juin au vendredi 29 juin 2012

URBAN FESTIVAL 5ème édition

Festival pluridisciplinaire : danse, court métrage…
Clichy-la-Garenne 92110
entrée gratuite à 10€

dimanche 24 juin 2012

« BEATMAKING » AVEC STANZA

Ateliers Paris Hip Hop
Gaité Lyrique
3 bis rue Papin – 75003 Paris
8 € sur réservation

dimanche 24 juin 2012

FREE JAM

Fête en plein air / DJing, danse, graff
Jardins d’Eole
Rue d’Aubervilliers, Paris 18
M° Stalingrad

lundi 25 juin 2012

HIP HOP ET LITTÉRATURE, MEME COMBAT ? »

Conférence « PARIS HIP HOP CAMPUS »
Maison des métallos
94 rue Jean Pierre Timbaud
75011 Paris
M° Couronnes
Entrée libre

lundi 25 juin 2012

ZOXEA / CHICO CORREA

Concert évènement
Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud – 75011 Paris
M° Couronnes ou Oberkampf
14€ + frais de vente

mardi 26 juin 2012

READ! #26 // Coffee

Paris Hip Hop Campus / Club de lecture
Le Rive Gauche
109 boulevard Saint Germain
75006 Paris
Entrée libre sur réservation

mardi 26 juin 2012

Finale END OF THE WEAK France 2012

Concert – concours de MCs
La Bellevilloise
19-21, rue Boyer 75020 Paris
M° Gambetta (ligne 3) ou Ménilmontant (ligne 2)
12€ + frais de vente, 15€ sur place

du mercredi 27 juin au mercredi 4 juillet 2012

FESTIVAL EFFERVESCENCE

Événement pluridisciplinaire : danse, musique, graffiti…
RER E Le Raincy Villemonble puis bus 601 arrêt la lorette
ou RER B Aulnay Sous Bois puis bus 613 arrêt Mairie de Clichy
entrée gratuite à 8€

mercredi 27 juin 2012

« RAP, ÉCRITURE ET ORALITÉ » AVEC GREG FRITE

Ateliers Paris Hip Hop
Gaité Lyrique
3 bis rue Papin – 75003 Paris
4 € sur réservation

jeudi 28 juin 2012

Paris Hip Hop en prison : YOUSSOUPHA

Maison d’arrêt de Bois d’Arcy
Non ouvert au public

jeudi 28 juin 2012

RAPPEURS vs POLICE : COMPRENDRE LE MALAISE

Conférence « PARIS HIP HOP CAMPUS »
les 3 baudets
64 boulevard de Clichy
75018 Paris
M° Blanche ou Pigalle
Entrée libre sur réservation

jeudi 28 juin 2012

Médine & Tiers Monde – Gaza Team

Concert évènement
Le Hangar
3/5 rue Raspail 94200 Ivry Sur Seine
M° Mairie d’Ivry
RER C Gare d’Ivry
10€ + frais de vente

jeudi 28 juin 2012

La Canaille – Kalash

Concert événement
LA PECHE
16,RUE PÉPIN
Esplan. Missak Manouchian
93100 MONTREUIL.
M° Mairie de Montreuil (ligne 9)
10€ + frais de vente

du vendredi 29 juin au mercredi 4 juillet 2012

RAMENE TA BOITE A PIZZA

Exposition
MPAA / Saint-Blaise
37/39 rue Saint-Blaise – 75020 Paris
M° Porte de Bagnolet ou Porte de Montreuil
Entrée libre

vendredi 29 juin 2012

« HIP HOP & ÉDUCATION »

Conférence « PARIS HIP HOP CAMPUS »
les 3 baudets
64 boulevard de Clichy
75018 Paris
M° Blanche ou Pigalle
Entrée libre sur réservation

vendredi 29 juin 2012

TRIPTIK / COOL CONNEXION / GAÏDEN & YOSHI

Concert évènement
Gaîté Lyrique
3 bis rue Papin 75003 Paris
M° Réaumur-Sébastopol ou Arts et Métiers ou Strasbourg Saint Denis
15€

vendredi 29 juin 2012

« Fluidifions la Street »

spectacle de danse
Théâtre Rutebeuf
18 Allée Léon Gambetta
92110 Clichy
Métro Mairie de Clichy (ligne 13)5€ (-18 ans) & 10€ (+ 18 ans)

vendredi 29 juin 2012

RIM’K / 1ère partie LA RELEVE AGRESSIVE

Concert
Espace Renaudie
30 rue Lopez – 93300 Aubervillers
M° Fort d’Aubervilliers
8€ / 5€ (adhérents OMJA) – Résa. par tel.

vendredi 29 juin 2012

compagnie ETHA DAM

spectacle de danse MOZAIQUE
L’Espace 93
Place du 11 novembre 1918
93390 Clichy-sous-Bois
Accès en transport en commun
. RER B Aulnay-sous-Bois et bus 613 (arrêt Mairie de Clichy-sous-Bois)
. RER E Le Raincy / Villemomble
Bus 601 (arrêt La Lorette)
Achat places :
tél : 01.43.88.58.65
billetterie@clichysousbois.fr
Plein tarif 11€ / tarif réduit 8€

du samedi 30 juin au samedi 25 août 2012

EDIFICE

Performances graffiti monumentale
tous les week-end du 30 juin au 26 août,
au Bâtiment des douanes, sur les bords du canal de l’Ourcq, à Pantin
Métro : Eglise de Pantin (ligne5)
Informations : http://www.tourisme93.com
Gratuit

du samedi 30 juin au lundi 30 juillet 2012

ZIK FOOT

Tournoi de foot, graffiti et concert

Tournoi de foot et graffiti : 10h 18h
Quartier Rougemont
dans l’enceinte du stade Owens
3, avenue du Docteur Schaffner 93270

Concert : 20h
Salle des fêtes
9 Rue Gabriel Péri / 93270 SEVRAN
Gare RER de Sevran Livry
Concert 5€ (réservation), Tournoi gratuit

samedi 30 juin 2012

Busta Flex – FDY Phenomen

Concert évènement
LA PECHE
16,RUE PÉPIN
Esplan. Missak Manouchian
93100 MONTREUIL
M° Mairie de Montreuil (ligne 9°)
10€ + frais de vente

dimanche 1 juillet 2012

FRENETIK BATTLE

Battle Tour Ile-de-France
L’Espace 93
Victor-Hugo 3, place de l’Orangerie
93390 Clichy-sous-Bois
Entrée et inscription gratuite

dimanche 1 juillet 2012

BATTLE BEAT DANCE CONFERENCE

Battle de danse hip hop et beatmaker
Lieu: Gaîté Lyrique
3bis Rue Papin
75003 Paris
M° Réaumur-Sébastopol ou Arts et Métiers ou Strasbourg Saint Denis
12€

dimanche 1 juillet 2012

AL – VÎRUS – SWIFT GUAD / POUVOIR DES MOTS

Concert évènement en plein air
Square de la Salamandre
Square de la Salamandre 75020 Paris
M° Maraîchers ou Porte de Bagnolet
Entrée libre

dimanche 1 juillet 2012

CINE-DÉBAT « HIP HOP LE MONDE… & KRUSH GROOVE »

Paris Hip Hop Cinéma
Le Comptoir Général
80, quai de Jemmapes,
75010 Paris – M° République
Entrée Libre

lundi 2 juillet 2012

CINE-DÉBAT « DON’T PANIK »

Paris Hip Hop Cinéma
Théâtre Douze
6, avenue Maurice Ravel – Paris 12e
Entrée libre sur réservation

mardi 3 juillet 2012

CINE-DÉBAT « LA HAINE »

Paris Hip Hop Cinéma
Forum des Images
Forum des Halles niveau-3, 2 rue du Cinéma – 75001 Paris
Métro : Les Halles, Châtelet
Bus : 67, 74, 85 arrêt Coquillière les Halles
Entrée libre sur réservation

mardi 3 juillet 2012

CRIOLO & BALOJI

Concert évènement
Cabaret Sauvage
Parc de la Villette
59 Boulevard Macdonald 75019 Paris
M° Porte de Pantin ou Porte de la Villette
17€ + frais de vente, 20€ sur place

du mercredi 4 juillet au vendredi 13 juillet 2012

« ECRITURE RAP » AVEC AL & VIRUS

Ateliers Paris Hip Hop
Maison des Pratiques Amateurs Saint Blaise
37/39 rue Saint Blaise, 75020 Paris
Gratuit / 10 € / 20 €

mercredi 4 juillet 2012

journée RAW CIRCLES

Evénement pluridisciplinaire : danse, musique, graffiti
Gymnase Jacques Ducasse
5, Boulevard Chastenet de Géry,
94270 Le Kremlin-Bicêtre Métro ligne 7
Ouverture des portes à 14h
Entrée libre en journée / 5€ pour le Battle

mercredi 4 juillet 2012

LA FOUINE & KAMELANC’ / PERF GRAFF de MENT & BIG

Concert évènement & performances graffiti
Pelouse de la Mairie de Clichy-sous-Bois 93390
Entrée libre

mercredi 4 juillet 2012

BATTLE « RAW CIRCLES »

Battle Tour Ile-de-France
Gymnase Jacques Ducasse
5, Boulevard Chastenet de Géry,
94270 Le Kremlin-Bicêtre M°7
Entrée 5€, inscription gratuite

mercredi 4 juillet 2012

TIME BOMB & FRIENDS

Concert évènement
Gaîté Lyrique
3 bis rue Papin 75003 Paris
M° Réaumur-Sébastopol ou Arts et Métiers ou Strasbourg Saint Denis
20€

Le programme officiel de Paris Hip Hop 2012 !

Posted in américain, american, buzz, cainri, concert, en direct, engagé, english, francais, french, live, music, news, nouvelle, pop, r&b, rap, Uncategorized, urbaine with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 10 mai 2012 by fraichemusique
Voila toutes les infos et dates concernant ce prochain Paris Hip Hop, la 7e édition du festival ! Venez nombreux la famille!
 
via hiphopcitoyens.com >> news 05-2012

Samedi 23 juin : THE ROOTS
 

 
THE ROOTS en concert exceptionnel au Zénith de Paris 
Le groupe emblématique de Philadelphie, se produira le samedi 23 juin au Zénith de Paris, dans le cadre de Paris Hip Hop 2012. En première partie, VICELOW interprétera son dernier projet fraîchement sorti la Blue Tape 2.
Le samedi 23 juin à partir de 20h00
Prix : 38€ + frais de vente
Réservez vos places : FNAC.COM ou DIGITICK.COM


PARIS HIP HOP À LA GAÎTÉ LYRIQUE 
 
Cette année, la Gaîté Lyrique ouvre ses portes au festival Paris Hip Hop. En plus d’ateliers rap et beatmaking, 3 événements vous seront proposés durant la Quinzaine du Hip Hop :
 
 
 
 Le vendredi 29 juin à partir de 19h30
 Prix : 16€ 
 
 
 
 
Battle inédit qui associe compositeur et danseurs hip hop
Le dimanche 1er juillet à partir de 15h00
Prix : 12€

 
 
 
Time Bomb Feat Oxmo Puccino, Cassidy des X Men, Dany Dan, Busta Flex, Mr J-L plus d’autres MCs à suivre… avec DJ Sek, DJ Mars, DJ Nels
Le mercredi 4 juillet à partir de 20h00
Prix : 20€
Places bientôt disponibles sur GAITE-LYRIQUE.NET

Lundi 25 juin : ZOXEA & CHICO CORREA
 

A l’occasion de la sortie de son nouvel album ‘Tout dans la tête‘, ZOXEA donnera un concert exceptionnel à la Maison des Métallos, dans le cadre de Paris Hip Hop 2012. 
Il sera accompagné de l’artiste brésilien CHICO CORREA et son Electronic Band. Cette fructueuse collaboration entre les deux artistes est née lors d’une résidence et d’un concert à Joao Pessoa (Brésil), entourés des Sages Poètes de la Rue.
Ils se retrouvent à Paris pour un nouveau concert d’anthologie. 

Le lundi 25 juin à partir de 20h00
Prix : 14€ + frais de vente
Réservez vos places : FNAC.COM


Jeudi 28 juin : : MEDINE & TIERS MONDE
 

Médine revient sur scène avec l’énergie qu’on lui connaît, une plume aiguisée qui remet le rap au service d’une parole engagée et responsable. Il joue de son timbre rocailleux qui met en relief la finesse de ses textes. Un micro pour bousculer les préjugés
Accompagné de Tiers Monde, le Black To The Future, qui ajoutera au show son savoir faire lyrical. Un son percutant à voir absolument sur scène!
La première partie sera assurée par Gaza Team, groupe réunissant des rappeurs d’ici et de Palestine.
 
Le jeudi 28 juin à partir de 20h00
Prix : 10€ + frais de vente
Réservez vos places : FNAC.COM


PARIS HIP HOP 2012 c’est aussi …
 
… plein d’autres rendez-vous à ne surtout pas manquer !
PARIS DANSE HIP HOP – Casino de Paris
Le vendredi 22 juin
(programmation en cours)
 
EXPOSITION USINA – La Maison des Métallos
Du mercredi 20 juin au lundi 25 juin de 14h à 20h
Entrée : Libre 

QUESTLOVE ALL NIGHT LONG – La Bellevilloise
Le Samedi 23 juin à partir de 23h
Prix : 18€ + frais de vente, 20€ sur place
Réservez vos places : FNAC.COM 
 
Spectacle de danse en plein air
« Cie Farid’O / « Etre dans la rue » et « Révélation » Collectif A Part Etre
Le samedi 23 juin à partir de 16h00
Entrée : Libre 
 
BLOCK PARTY – Les Jardins d’Eole 
Le dimanche 24 juin 
(programmation en cours)
 
3 battle de danse hip hop
Du dimanche 24 juin au mercredi 4 juillet à partir de 14:00
 
Le mardi 26 juin à partir de 19h00
Prix : 12€ + frais de vente ou 15€ sur place
Réservez vos places : FNAC.COM
 
Le jeudi 28 juin
Concert

LA CANAILLE & KALASH – Café La Pêche 
Le jeudi 28 juin à partir de 20h30
Prix : 10€ + frais de vente
Réservez vos places : FNAC.COM

BUSTA FLEX & FDY PHENOMEN – Café La Pêche 
Le samedi 30 juin à partir de 20h30
Prix : 10€ + frais de vente
Réservez vos places : FNAC.COM
 
DEUX FESTIVAL DANS LE FESTIVAL
URBAN FESTIVAL du 24 juin au 29 juin à Clichy-la-Garenne
FESTIVAL EFFERVESCENCE du 27 juin au 4 juillet à Clichy-sous-Bois
 
Concert en plein air
Le dimanche 1er juillet de 17h à 20h
Prix : Gratuit
 
Concert en plein air
Le mercredi 4 juillet à partir de 16h
Entrée : Libre
Retrouvez toutes les détails de la programmation sur
http://hiphopcitoyens.com/
et http://paris-hiphop.com/
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