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Isleym – Petit bateau (clip et paroles)

Posted in chill, clip, francais, french, music, music video, news, nouvelle, photos, pop, r&b, rap, Uncategorized, urbaine with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 30 octobre 2013 by fraichemusique

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La jeune et talentueuse Isleym revient en force avec un nouveau titre : Petit bateau, extrait de son album Où ça nous mène qui sortira très prochainement. Restez à l’écoute !

Les paroles :
petit bateau
qu’a échoue dans mon cœur
il laisse un sentiment de peur
petit bateau
qui aujourd’hui navigue au milieu de tout ses paquebot pirates de la vie
petit bateau
voyage sans loi n y peine esquives moi tout ses vieux rafiot
qui n’attendent que ta perte
petit bateau
tu croiseras des sirènes ne te jettes pas à l’eau elles ont du vices méfies toi d’elles

laisse toi emporter par le vent , n’est pas peur choisis ton cœur comme le seul océan
il est grand temps de mettre les voiles
et confiance et ne perd pas de vue ton étoile
et pas besoin de carte n’y boussole
vu sur la mer pieds sur terre et vont toucher le ciel
et peut importe ce que le destin te donne
petit bateau
tu verras des tempêtes voudront fracasser ton monde mais tu leur tiendras tête
petit bateau
choisis ton équipage fais bien le tri c’est avec eux que tu prendras de l’age
petit bateau
c’est une chasse au trésor à la conquête du bonheur enfermé dans un coffre fort
petit bateau
après tout qu’importe d’viens un grand de ce monde et vas y que le vent t’emporte
laisse toi emporter par le vent , n’est pas peur choisi ton cœur comme le seul océan
il est grand temps de mettre les voiles
et confiance et ne perd pas de vue ton étoile
et pas besoin de carte n’y boussole
vu sur la mer pied sur terre et vont toucher le ciel
et peut importe ce que le destin te donne

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oublie cette rage qui nous inonde
prenons le large allons parcourir le monde
faire des effort encore et encore
comme un pirate a la recherche d’un trésor
oublie cette rage qui nous inonde
prenons le large allons parcourir le monde
encore et encore jusqu’à arriver a bon port

laisse toi emporter par le vent , n’est pas peur choisi ton cœur comme le seul océan
il est grand temps de mettre les voiles
et confiance et ne perd pas de vue ton étoile
et pas besoin de carte n’y boussole
vu sur la mer pied sur terre et vont toucher le ciel
et peut importe ce que le destin te donne

petit bateau
prenons le large prenons le large
petit bateau
comme un pirate comme un pirate
petit bateau
prenons les large prenons le large

Source: http://www.parolesmania.com/paroles_isleym_63731/paroles_petit_bateau_1824605.html

La Fouine – Quand je partirai (Clip et paroles)

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La Fouine - Quand je partirai

La Fouine – Quand je partirai

As-tu aussi déjà vu Quand je partirai, le dernier clip de La Fouine ? Sorti vendredi le 12 juillet, il fait plein de buzz en ce moment. Le sixième extrait de son album Drôle de parcours et tourné par BeatBounce Productions, il s’agit d’une dramatisation de la mort du rappeur du 78 par fusillade. Au milieu du clip, un écran télévisé affiche une annonce de la mort sur la chaîne d’actualité, BFM TV. Selon un article du Nouvel Obs republié sur MCE, BFM pourra porter plainte contre La Fouine.

La Fouine - Quand je partirai

Le soi-disant annonce de la mort de La Fouine sur BFM lors du clip Quand je partirai

Maitre Mathieu Davy rappelle sur le site du Nouvel Obs «Il n’est pas juridiquement possible d’utiliser ou de reproduire la marque d’une chaîne de télévision, son logo, sans son autorisation, surtout dans le cadre d’une exploitation commerciale.»

A voir si la chaîne décide de poursuivre La Fouine et BeatBounce… Un coup de pub juste ou manipulateur, à vos avis ?

Les paroles via Rap Genius France :

La Fouine – Quand je partirai Lyrics

[Intro]
You light up another cigarette and I pour the wine
It’s four o’clock in the morning and it’s starting to get light
Now I’m right where I want to be, losing track of time
But I wish that it was still last night

La Fouine - Quand je partirai 3

Le fusillade du clip Quand je partirai de La Fouine

[Couplet]
Quand j’partirai ne venez pas pleurer sur ma tombe, combien sont sincères ?
Combien de drames, de vraies galères, combien de faux frères ?
Quand j’étais vraiment dans la merde, combien m’ont tendu la main ?

Ne jamais remettre à demain ce qu’on peut faire à une main
Déjà à l’époque, on m’enviait pour une barrette
J’fais d’l’auto-stop sur le chemin du Paradis et seul le Diable s’arrête
Cimetière de Trappes, en p’tite équipe, ramenez pas trop d’de-mon
On vit entre anges et démons, combien me connaissent de nom ?
Quand j’partirai, dites à ma famille que j’les aime
Que mon truc c’est la solitude, que j’ai du mal à dire « je t’aime »

Quand j’partirai, dites à mon dealer qu’il est au chômage
Drôle de personnage, pas besoin qu’on m’rende hommage
Dites à mes vrais amis que l’amitié s’étend à jamais
Que j’étais nul en maths car quand on aime on n’compte jamais

Vous direz aux matons que l’peura m’a fait changer d’air
Que ma fierté c’est l’Maroc et que j’préfère manger par terre
Aucun remord, j’ai vécu pleinement
Un titulaire sur le terrain, c’est dix rageux qui parlent sur le banc
Quand j’partirai, dites à mon père que rien ne sert de pleurer
Dites à ma fille que ses prières remplaceront les courriers
Dites à mes profs que rien à foutre si j’ai pas eu leurs diplômes
Dites aux rageux que cet album va sûrement peser dix tonnes
Quand j’partirai, vous passerez le salam au Congo
Vous leur direz qu’on y mange bien,
vous remercierez le Togo
Le Cameroun et l’Algérie, le Canada, Djibouti
J’aurai p’t-êt’ un seul remord : ne pas revoir l’public du Mali

La Fouine - Quand je partirai 5

L’enterrement du rappeur La Fouine dans le clip Quand je partirai

J’partirai la tête haute, ma fille, n’écoute pas les gens !
J’ai des souvenirs de Dakar, de quelques frères d’Abidjan
Quand j’partirai, la concurrence pourra sortir d’son trou
Et seulement une fois enterré, vous pourrez prendre son pouls

Je serai pas loin, je serai à jamais dans le cœur d’la famille
De quelques fans anéantis, de quelques sœurs des Antilles
Quand j’serai plus là, vous direz à certains frères qu’ils m’ont déçu
Que moi j’ai pas une belle plume, seulement un putain d’vécu !

Vécues, les années passent et je vois les choses empirer
Seigneur, ayez pitié le jour où j’partirai
Quand j’partirai, certains faux frères feront mine d’être déçus
Veulent rouler avec moi, auparavant m’auraient marché dessus

Dites à mes fans que j’suis fou d’eux, que je n’étais rien sans eux
Que la vie, ça blesse, et qu’il n’y a pas d’fumée sans coup d’feu
Big up à Fred Musa, Pascal Cefran c’est la même
Encore un rap anti-FN sur ta FM
Quand j’partirai, certains bâtards feront leurs condoléances
Où étaient-ils quand les factures arrivaient à échéance ?
Où étaient-ils quand les Restos du Cœur servaient le daron ?

Où étaient-ils quand les huissiers prenaient l’fauteuil du salon ?
Où étaient-ils quand les yeux mouillés, Maman manquait d’liquide ?
Étaient-ils là au mitard, avec une envie d’suicide ?
Les années passent, bordel de merde, et j’vois les choses empirer
Seigneur, ayez pitié le jour où j’partirai

La Fouine - Quand je partirai 4

La Fouine rejoint le ciel ?

[Outro]
Yeah, le jour où j’partirai, j’emmènerai rien avec moi
Pas d’appartement, pas d’bijou, pas d’voiture
J’ai jamais rappé pour cette merde, t’façon

Et ça, les vrais le savent, depuis mon premier album
Quand j’partirai, la seule chose qui est importante pour moi
C’est qu’j’espère que j’aurai l’temps de dire :
« Achhadou an lâ ilâha illa-llâh, washadou ana muhammad rasûlu-llâh »

Et j’veux entendre chanter… Fouiny Babe !
J’veux vous entendre chanter…
La réussite, ça génère des inimitiés Fouiny, ça crée des ennemis :
Ton succès se retourne contre toi !
Qu’est-ce que tu vas faire, tuer ton succès ?
Tu préférerais ne pas avoir réussi ?
C’n’est pas compliqué, ou on réussit et on s’fait quelques ennemis
Ou bien on loupe son coup, et on s’fait quelques amis
C’est une question de choix…

Rim’K et AP – Demain j’arrête… pas (Clip et paroles)

Posted in chill, clip, francais, french, music, music video, photos, r&b, rap, rasta, Uncategorized, urbaine with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 juillet 2013 by fraichemusique

Paroles via Rap Genius France :

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[Intro : AP & Rim’K]
On a décidé d’arrêté d’fumer
J’te bloque le décor J’arrête pas !
C’est comme si tu demandais à Riffi d’arrêter d’secouer la plante J’arrête pas !
Big fuméeeeeee ! J’arrête pas !
Big fumée ! J’arrête pas !
Bi-bi-big fumée ! J’arrête pas !

Comprendès ? J’arrête pas !
Vitry, Meda ! J’arrête pas !

[Couplet 1 : Rim’K]
J’bois la Grey Goose comme du Champomy
La dope moi j’laisse ça à Johnny
Poumons V12 mon anatomie
Demain j’arrête, putain j’ai promis
J’jete mes feuilles pour la 1er fois
Moi qui venais de toucher d’la 1ere frappe
1er nuit : Je n’fais que des cauchemars
2eme nuit : J’transpire comme un gros lard
3eme nuit : J’dis quoi ? J’fait quoi ?
J’arrête paaaas, moi c’est Weed Life, 9-4
4eme nuit : J’fait l’forcing
Demain j’m’allume une double turbine
Jamais en confiance aux douanes
Je suis rhabat, j’ai mis les Ray Bannnnnnnn
Demain j’arrête pas, d’la weed fraîche dans une feuille de cigare tah Havana
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[Refrain : Rim’K & AP]
Demain j’arrête ? Non j’arrête pas !
J’essaie, j’essaie, j’arrive pas !
Vitry – Meda : J’agresse la boi-boi-boite de vitesse, j’m’arrête pas !
Beleck à la fouille rectal
Big fumée, AP, Rim’K
Ça rime pas mais j’me roule un gros joiiiint
Demain j’arrête pas !

[Couplet 2 : AP]
Nuit blanche sur nuit blanche, j’y arrive pas
Les mains moite, impossible de dormir sans
Ils sont dans la blanche, nous la peu-fra
J’fais les 400 pas, j’y arrive pas
J’tourne en rond, j’tourne en rond
J’suis au point d’craquer, de péter les plombs
Pourtant j’me suis dis : Cette fois-ci c’est la bonne !
Mais là j’fumerais bien un bon gros joint d’com’
Gros oint-j à la Bob Marley
Boom bye bye j’viens de bombarder
Pou-pousse moi juste 1/2 kil’
J’dors sur un oreiller rempli d’weed
Ma petite lampe, ma petite plante
Mon petit bloc, ma petite planque
Big défonce, big fumée noir
J’compte même plus mes trous d’mémoire
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[Refrain : Rim’K & AP]
Demain j’arrête ? Non j’arrête pas !
J’essaie, j’essaie, j’arrive pas !
Vitry, Meda, j’agresse la boi-boi-boite de vitesse, j’m’arrête pas !
Beleck à la fouille rectal
Big fumée, AP, Rim’K
Ça rime pas mais j’me roule un gros joiiiint
Demain j’arrête pas !

[Pont : Rim’K]
Big fumée ! J’arrête pas !
Big, big fumée ! J’arrête pas !
Comprendès ?! J’arrête pas !
Weed Life ! J’arrête pas !
Big fumée ! J’arrête pas !
Bi-bi-big fumée ! J’arrête pas !
Comprendès ?! J’arrête pas !
Vitry, Meda J’arrête pas !

[Dialogue]
– Poto j’ai craquer
– Nooon ?
– Ouais j’ai r’fumer
– T’as craquer ?
– Ouais j’reviens d’Meda à l’instant !
– Mais non ?!
– Tiens j’viens d’rouler un spécial One
– Orhh
– Tu veux l’allumer ?
– Vas-y direct
– ‘as-y tiens
– C’est quoi ça ?
– C’est d’la …
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[Couplet 3 : Rim’K]
Cheese, gouda tah l’pays du fromage
Ma 1ere fille j’l’appelerai : Marijuana
J’bloque ma cons’ quand j’arrive sur ris-Pa
J’arrête pas, j’arrive pas, j’charrie pas
J’le jure j’ai qu’un joint sur moi m’sieur l’agent
Sans compte l’12 dans mes Jordan’s

Le problème c’est qu’j’fume encore plus qu’avant
Ils m’donnent de la weed ou m’évan’

[Couplet 4 : AP]
J’suis tomber d’dans comme Obelix
Mes banlieusards fournissent tout Berriz
Souvent dosé comme le verre de trop
Pourquoi m’proposer j’ai tout c’qu’il me faut
La qualitad, j’aime pas l’Etat
C’est un p’tit joueur Wiz Khalifa
Envoie les mass’, muchas gracias
J’vais en rouler un gros comme un fajitas

[Refrain : Rim’K & AP]
Demain j’arrête ? Non j’arrête pas !
J’essaie, j’essaie, j’arrive pas !
Vitry, Meda, j’agresse la boi-boi-boite de vitesse, j’m’arrête pas !
Beleck à la fouille rectal
Big fumée, AP, Rim’K
Ça rime pas mais j’me roule un gros joiiiint
Demain j’arrête pas !

[Outro : Rim’K]
Big fumée !
Big, big fumée !
Comprendès ?!
Weed Life !
Big fumée !
Big, big fumée !
Weed Life !

Interview de H-Magnum par Fraiche Musique

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HMagnum lors de notre interview

Prise lors de notre interview avec H Magnum

H-Magnum nous a invité chez Loudschool Production pour parler de son parcours, sa musique, ses collaborations et son évolution artistique. Une interview honnête et réel, à lire sans modération, surtout pour son discours à propos des clashs dans le milieu du rap français !

1. D’où vient le nom H Magnum ? Qu’est-ce qu’il signifie ?

Il signifie le sucré et le salé en même temps. H pour la douceur et Magnum pour la dureté. C’est ma couleur musicale, autant je peux être dur, autant je peux être doux.

2. Tu as passé la première moitié de ton enfance en Côte d’Ivoire, puis la deuxième dans le 20ième arrondissement de Paris : Comment cela a t’il influencé ta vie et ta musique ?

En effet, ça m’a beaucoup influencé dans le sens où dans ma musique on peut retrouver des mélodies qui ont des sonorités africaines. Il y a aussi le fait que je fasse du rap français pur jus, du rap parisien. Ce sont ces deux univers qui font ma musique et je me nourris de ces deux univers, la musique africaine et la musique française. Quand je dis française, j’englobe variété hip-hop, R’N’B, occidental, etc…

3. Comment as-tu débuté dans le rap ?

En fait, j’ai débuté par accident. J’écoutais du rap et je rappais les textes des artistes que j’aimais, petit à petit comme ça. Comme c’était la musique qu’on écoutait, la musique la plus proche de nous, j’ai commencé à écrire avec des potes pour déconner, faire quelques rimes. Après j’ai pris goût et j’ai continué. En fait, c’est comme faire du foot, aujourd’hui partout les jeunes font du foot, du rap mais il n’y a pas de commencement, il n’y a pas de jour J. On a des potes qui rappent, on rigole avec eux et après on se prend au jeu.

4. Peux-tu nous parler de tes expériences avec les deux groupes L’Aconit et L’Injection Lyricale ?

Aconit c’était 3 potes, on était dans le même collège, on a commencé comme ça. On côtoyait des gens qui rappait dans notre quartier. Petit à petit, on s’est mis dedans et on a formé notre petit groupe l’Aconit. On a sorti un petit projet avec les subventions de la mairie de quartier et on s’est investi un peu plus dans le rap. Au fur et à mesure, j’ai rencontré Injection lyricale, un groupe du 93 mais j’ai pas quitté pour autant mon premier groupe. Je faisais le pont entre les deux, c’était juste deux musiques différents. Dans Aconit il n’y avait que des rebeux, et dans Injection lyricale il n’y avait que des renois. C’était deux univers différents et c’est ça qui m’a plu.

5. Et comment les as-tu rencontré ?

Pour Injection lyricale, je les ai rencontré via un pote qui s’appelait Alien D., qui faisait des freestyles avec moi. Il m’a dit que son grand frère s’occupait d’un groupe dans le 93 aux Courtilières (une Cité de Pantin en Seine Saint-Denis ). Je les ai rencontré, on a fait quelques sons ensemble et après je suis rentré dans le groupe mais comme la musique était différente ça collait bien et ça m’arrangeait parce que je suis un féru de travail.

6. Comment s’est passé la transition de groupe à artiste solo ?

Ça s’est fait naturellement parce j’avais déjà deux groupes et il y avait aussi Sexion d’assaut avec qui je travaillais, entre autres. Je me suis mis à écrire un album qui s’appelait «Le Plafond de verre» pour parler des thèmes sociaux et donc j’ai commencé comme ça, à travailler mes premiers textes solos. J’ai fait au feeling et j’ai continué. Après j’étais toujours avec mes groupes même si je faisais aussi mon album. Puis il y en a qui ont arrêté les choses de la vie mais moi, comme je suis un têtu j’ai continué.

La derniere collaboration de H Magnum et Sexion d’Assaut, Excellent

7. En quoi travailler aux cotés du groupe Sexion D’Assaut a-t-il changé ta carrière ?

J’ai rencontré l’un des membres du groupe Sexion d’assaut qui a emménagé dans mon quartier mais c’était pas encore Sexion d’assaut et on est devenus amis. Il m’a dit qu’il rappait et puis le jour il m’a posé un texte, j’étais impressionné, je me suis dit «Ah mais c’est un vrai rappeur ». Il m’a dit qu’il avait un groupe dans le 9ième arrondissement et après il m’a présenté aux autres. Ensuite on a cheminé ensemble, c’est comme ça qu’est né notre collaboration petit à petit et jusqu’à aujourd’hui on chemine ensemble.

8. Quels sont tes influences de musique, française, africaine ou d’ailleurs ?

Dans mon bled, ce sont des groupes qui font du zouglou, un genre musical populaire et urbain né en Côte d’Ivoire qui relate les réalités sociales diverses vécues par la jeunesse ivoirienne. J’aime bien des artistes comme Petit Yodé ou Espoirs 2000. On raconte la misère mais elle est dansante. J’ai ça aussi dans ma musique, malgré le fait que je parle de la dureté, je la fait groover, j’aime la rendre dansante. Pour moi, t’es pas obligé de faire un sujet triste sur un son triste et un sujet gai sur un son gai. Ça c’est le coté zouglou, c’est des sujets tristes mais c’est des sons qui bougent, des belles mélodies joyeuses mais avec des mots forts.

Ici, il y a des groupes comme NTM, IAM avec notamment l’École du micro d’argent, des artistes comme Lunatic aussi . Il y a aussi des américains comme Busta, Snoop, Tupac, Biggie, Dr. Dre… Il y a tout ça, en vrai je suis pas dingue de rap américain, je suis juste dingue de la bonne musique. Quand je cherche les sons, je cherche un son qui est lourd, je cherche pas forcement un artiste, j’ai pas d’artiste fétiche. Je sais que je me suis pris une grosse tarte avec le premier album de 50 Cent car c’était la première fois qu’un gangster faisait des refrains avec des mélodies mais qui restaient gangster, c’était pas des mélodies de variété. C’étaient des mélodies qui étaient populaires mais elles allaient avec le fait que le rap soit « thug ». C’était pas forcement que tu fais des mélodies mais tu fais un peu de variété pour que ton son passe. C’est tellement beau, c’est tellement bien fait que ça passe, c’est ce rap là que j’aime. J’aime pas transformer mon rap, j’ai grandi dans la rue, je suis pas enfant de maison, j’ai toujours trainé dehors et c’est cette musique là que je fais et je veux qu’elle ait cette odeur là.

9. Comment choisis-tu la prod d’une chanson ?

Au feeling, je demande des prods et les producteurs me les envoie et après j’écoute. Celles qui me parlent, je vais commencer à travailler dessus, je travaille à l’inspiration. J’arrive pas à travailler à la commande, j’aime prendre plaisir à écrire. Il y a des prods par exemple je me pose dessus 3, 4 mois après car au début elle me parlait pas, et 3, 4 mois après je suis plus inspiré. Par exemple , il y a des prods quelques mois avant je trouvais qu’elles étaient belles mais j’avais rien dessus et des fois je laisse trainer des prods. J’aime beaucoup travailler à l’inspiration.

10. Et comment écrit-tu les paroles, spontanément ou en avance ? Avant d’avoir choisi d’un beat ou après?

Sur le beat, après avoir choisi le beat, ma voix je l’utilise comme un instrument. C’est à dire que la façon dont je vais, le flow que je veux prendre, il faut qu’il colle avec la gamme de la prod. Si la gamme est haute, je vais être haut, si la gamme est basse, je vais être bas. Je peux aussi faire exprès d’être haut si la gamme est basse parce que je sais que ca va donner quelque chose d’intéressant. C’est pas au hasard, j’écris pas des trucs dans ma chambre et après je viens et il y a la prod et j’essaye de me caler dessus. Non, je vais tout prendre en compte, le piano tout et c’est ce qui fait que je saurais si je ferais un refrain chanté ou un refrain rap. Je préfère écrire sur la prod, c’est plus agréable. Après il y a aussi des choses de la vie de tous les jours qui vont être des «punch» et que je vais essayer de caler. Après écrire tout un texte hors beat non, j’aime faire des cabrioles dans les prods donc c’est vraiment un travail d’orfèvre.

Photo promo

H Magnum : « J’en ai perdu en chemin, morts violentes, armes à feu tout ça. Ce morceau s’inspire de deux petits et un grand qui se sont faits tuer. Dans mon quartier, il y a eu six morts par armes à feu en l’espace de deux ans, dont un qui s’est fait tuer par son propre ami, son pote, son associé. Il s’est fait tuer devant tout le monde, en pleine rue à 11h du matin. »

Je m’inspire de tout. C’est vrai que je suis un peu politisé dans mon rap, il y a beaucoup de thèmes sociaux dans mon rap issus du milieu dont je viens. J’aime beaucoup le rap d’egotrip, le rap démonstratif et raconter des histoires d’amour qui finissent mal.

12. Tu as pu collaborer avec un tas d’artistes divers, dont Kery James, Intouchables, Diam’s, Alibi Montana, Sexion D’Assaut, Kenza Farah et dernièrement Maitre Gims, parmi d’autres. Comment ce sont faites ces rencontres ? Y’a t’il une collaboration qui a été particulièrement touchante pour toi ?

Ce sont des rencontres en studio avec des gens qui me présentent. La collaboration avec Kenza Farah par exemple, j’avais un morceau et j’entendais sa voix dessus en fait et je voulais que ça soit elle qui fasse le refrain. J’ai fait le morceau, j’ai laissé la partie pour le refrain, je lui ai fait écouté et ça lui a parlé. Elle était en studio et elle a fait le refrain au feeling et ça donne un morceau merveilleux qui s’appelle «Une larme».

Avec mon groupe, l’Injection lyricale, on a rencontré Kery James et on a fait un petit morceau ensemble, mais ça n’est pas allé plus loin. Avec Sexion d’assaut, c’est même plus des collaborateurs, c’est la famille, on rappe, on fait des sons mais on les fait pas pour les sortir, on kiffe. Il y en a qui sortent mais il y en a aussi qui sortiront jamais tellement il y en a. Voilà mais maintenant en ce qui est H Magnum, Sexion d’assaut a déjà prouvé et continuer de prouver. Moi je suis artiste solo et je veux montrer mon univers.

13. Justement, les paroles et le thème du track « Une Larme » avec Kenza Farah nous a marqué. La chanson était inspiré par des vraies pertes d’amis ?

Oui bien sûr parce que dans mon parcours il y en a ça. J’en ai perdu en chemin, morts violentes, armes à feu tout ça. Ce morceau s’inspire de deux petits et un grand qui se sont faits tuer. Dans mon quartier, il y a eu six morts par armes à feu en l’espace de deux ans, dont un qui s’est fait tuer par son propre ami, son pote, son associé. Il s’est fait tuer devant tout le monde, en pleine rue à 11h du matin. Alors quand j’ai entendu l’instru, j’ai pensé à ça. C’est un hommage à tous partis comme ça que j’ai rencontré sur mon parcours et il y en a plein.

H Magnum feat Kenza Farah – Une larme

14. Au contraire, le clip du single « Fin de dream » avec Maître Gims en feat démontre un nouveau style ?

«Fin de dream » avec Maître Gims, c’est une menace, c’est du rap gang, du rap démonstratif qui impressionne, c’est les hommes qui bombent le torse. C’est comme ça l’instru elle est guerrier, les flow sont guerriers. Moi je vois le rap comme la vie, des fois ça va être la lutte entre hommes parce qu’on a besoin de se prouver quelque chose, d’autres on va être doux, triste, joyeux. Sur « Fin de dream » j’ai envoyé deux titres agressifs. Ça fait partie du jeu, ça veut dire j’arrive.

« Fin de Dream » c’est aussi pour dire qu’il y a un nouveau MC qui est là, un nouvel artiste qui arrive. « Fin de Dream » ça veut dire aussi la fin du rêve. Pour les autres, ça veut dire que je suis pas venu en touriste, d’être une épine dans votre pied, d’être un rappeur qui innove, qui bouscule le game.

H Magnum feat Maitre Gims – Fin de dream

15. Quels artistes écoutes-tu en ce moment ?

En ce moment j’écoute Future, c’est un rappeur américain qui fait du hip-hop avec des mélodies. Moi j’aime beaucoup, j’aime le rap avec des belles mélodies mais faut que ça soit viril, j’aime pas les mecs qui chantent comme des meufs.

16. Quelles seraient tes collaborations de rêve ?

Soprano, j’aimerai faire un bon morceau bien violent, car j’aime prendre des gens qui ont une image lisse et montrer leur coté hard. Des artistes comme La Fouine, et après les autres pour moi, ils prennent pas assez de risques.

17. Que penses tu des clashs récentes dans le milieu du rap français ?

Tant que ça reste mots, des piques, ça va. Après quand il y a des noms qui sortent non, des pères, des mères, c’est mal surtout venant des gens de la trentaine qui sont censés être au dessus de la masse et qui font de la musique pour les plus petits qui font pas la part des choses. En plus on est des artistes et voilà, c’est soit on est des artistes, soit on est des voyous. On n’est pas là pour être des artistes voyous. Après, il faut pas s’étonner qu’on nous stigmatise.

On peut pas dire que moi, je m’en fiche de l’exemple que je donne mais il faut arrêter car l’influence, ça existe. Certaines personnes peuvent être influencées par ce que tu envoies et je trouve que c’est un mauvais signal parce qu’en fait personne n’est plus fou que l’autre. Parce que la personne la plus déterminée, c’est elle qui peut faire le plus de mal et comme dit une phrase, les grands sont responsables de la violence qu’ils déclenchent mais les petits sont pas innocents de la continuer. Et puis pour les adultes c’est pas l’endroit pour la montrer, cette violence.

Fin de dream photo H Magnum

H Magnum : Quand il y a des noms qui sortent non, des pères, des mères, c’est mal surtout venant des gens de la trentaine qui sont censés être au dessus de la masse et qui font de la musique pour les plus petits qui font pas la part des choses. En plus on est des artistes et voilà, c’est soit on est des artistes, soit on est des voyous. On n’est pas là pour être des artistes voyous. Après, il faut pas s’étonner qu’on nous stigmatise.

J’ai fait la première partie d’Akon à Paris. J’ai fait aussi la première partie de Sexion d’Assaut à Lyon et c’était trop fort, le public lyonnais, il est fou. Cette expérience, c’était quelque chose que j’avais encore jamais vécu sur scène. Et là je me suis aussi dit peut-être qu’un jour, moi aussi j’aurais tout ce public à rien que pour moi.

19. Si tu devais choisir entre les deux, et pourquoi ?

RnB ou Electro ? Je préfère le RnB même si maintenant les deux se mélangent.

Booba ou Rohff ? En fait les fans de Booba écoutent aussi Rohff. Moi, je suis fan de Booba et j’écoute Rohff. J’aime le rap et pourtant j’écoute Booba.

Booba ou La Fouine ? La Fouine, c’est différent. C’est un artiste, il peut faire une guitare voix. Il rappe avec son cœur. Booba c’est autre chose. En fait les personnes qui aiment Booba aiment Rohff et aiment forcement La Fouine. C’est des publics qui sont connectés. Après moi je préfère les choix d’instru de Booba mais les thèmes de Rohff car ils sont plus touchants. Booba, lui, il rappe comme un joueur de foot qui joue mais il est trop fort, La Fouine c’est un mec qui donne le sourire. En vrai, je suis pas cloisonné.

Kery James ou Medine ? Avant j’étais plus Kery James, maintenant je suis plus les deux.

Lil Wayne ou Eminem ? Je vais choisir Lil Wayne car je pense qu’il prend plus de risques qu’Eminem. Si on reprend tous leurs albums sur un plan artistique, Lil Wayne t’étonneras plus qu’Eminem. Eminem il a un genre unique, son flow tu l’as déjà entendu quelque part mais c’est un génie, tu peut pas tester. Lil Wayne, il est un peu comme La Fouine, il est unique.

Drake ou Chris Brown ? Chris Brown

Beyonce ou Rihanna ? Beyoncé

Kenza Farah ou Lea Castel ? Kenza Farah

La France ou La Cote d’Ivoire ? La Cote d’Ivoire

Vin ou bière ? Jus de raisin

Facebook ou Twitter ? Twitter

Travail en équipe ou solo ? Travail en équipe, c’est plus sympa

Dream ou Fin de Dream ? Fin de Dream

Le dernier clip de H-Magnum, L’appât du gain.

20. La prochaine étape pour H Magnum ?

Gotham City, ce que je suis en train de préparer.

H Magnum - Fin de dream

La pochette du nouvel album de H-Magnum, Fin de Dream

Interview réalisée par Vanessa Saksik et Aaron Phillips
Crédits photos : Agence Rise Up
Remerciements à H-Magnum et Agence Rise Up

Interview de Sinik par Fraichemusique

Posted in chill, engagé, exclu, fraiche musique, francais, french, interview, news, nouvelle, photos, r&b, rap, Uncategorized, urbaine with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 février 2013 by fraichemusique
Sinik

Sinik lors de l’interview par Fraiche musique

  • D’où vient ce nom Sinik ?

C’est un surnom qu’on m’a donné tout simplement par des potes à l’époque où j’avais même pas de pseudo encore personnellement. Je commençais juste à écrire des bouts de texte et c’est des amis très très proche de moi qui écoutaient ces premières maquettes, qui m’ont un peu baptisé comme ça. Il est un peu le reflet de mon état d’esprit, d’une manière d’écrire aussi, de penser plein de choses.

  • Tu as grandi entre Paris et l’Essonne, habites-tu toujours la région ?

J’habite toujours dans le région, je suis pas parti et ceci explique sûrement cela. C’est sans doute parce que j’ai grandi là que je suis attaché au coin, aux gens qui sont proches de moi, à la famille, à tout ça. Je me voyais pas partir de tout ça, car je suis très attaché et ça représente beaucoup pour moi.

  • Avec des origines kabyles et françaises, quelles influences a cette richesse culturelle sur ta vie ?

Je pense que c’est un plus quand même car c’est une double culture, donc avec le temps j’ai appris à prendre un peu le meilleur de chacun. Je pense sincèrement que c’est une chance aujourd’hui parce que j’ai grandi entre le Rai et la chanson française, entre cette double culture de A à Z, dans mon éducation, etc. Je pense que c’est une chance.

  • Concernant ton parcours, comment se sont passés tes débuts dans le rap ? C’est vrai que ton amie d’enfance Diam’s t’as motivé ?

Pour Diam’s, c’était vraiment beaucoup plus tard mais c’était en 1993 que j’ai commencé à écrire des petits bouts de texte. Trois ans plus tard, j’écrivais comme ça mais sans vraiment enregistrer, et un jour, un ami m’a appelé qui m’a dit qu’il avait lui-même un ami qui avait un petit peu de matos. A l’époque, j’ai commencé à faire des maquettes avec seulement des platines, un petit micro. Depuis, j’ai jamais arrêté.

  • Ton passage du groupe l’Amalgame au label « Six O’Nine» fondé avec Karim et Nabyle Tamarat (avec lequel tu as sorti «Artiste triste» en 2002) et en artiste solo : S’est il fait plutôt difficilement ou naturellement ?

Comme tous les jeunes qui se lancent dans le rap, quand on a commencé, on était une bande de potes. On n’avait pas d’objectifs, on faisait pas de concert. On rappait pour nous et notre quartier. Puis après, ça s’est développé. Pour moi le rap, même si c’est pas un métier, ça s’apprend comme un métier. Tu peut pas arriver du jour au lendemain tout savoir, donc ça nous a permis de nous faire à la main, d’apprendre notre taf sur scène, d’être bon sur scène, d’apprendre tout ça. C’est un peu comme une formation en fait.

  • Quelles sont tes influences de musique française et algérienne ?

Algérienne, c’est surtout Idir (ou Yidir en kabyle), vu que c’est un grand nom de la musique algérienne et kabyle. Idir, ça représente beaucoup. En plus car on a le même nom, donc c’est assez marrant. Sinon en musique française, j’aime bien les mecs comme Aznavour. Moi j’aime les paroliers, les gens qui savent vraiment écrire de belles chansons, Cabrel, Zazie, pour moi ce sont des gens avec une belle plume et un vrai talent d’écriture.

  • Dans tes chansons, on entends plusieurs styles musicaux. Comment choisis-tu les prods d’une chanson ?

C’est au feeling, il n’y a pas de critère, il n’y a pas de trucs bien spécifiques. Je me demande juste, est-ce que l’instru me plaît, est-ce qu’elle me parle, est-ce qu’elle raconte une histoire, est-ce je me vois déjà dessus. L’instru, c’est comme un appartement : Si tu t’imagines déjà dedans ou dessus pour l’instru, c’est que c’est bon signe en général.

  • Comment écris-tu les paroles d’une chanson ? Choisis-tu le beat avant ou après ?

En général, c’est souvent la prod en premier, ensuite l’écriture. C’est pas une science exacte. Tu peux écrire 4 morceaux en deux jours, comme tu peux écrire un morceau en un mois. Il n’y a pas de logique, et des fois on se prend plus la tête, des fois le thème est un peu plus compliqué donc c’est un peu plus long. D’autres fois c’est vraiment à feeling, d’écriture non stop, ça dépend

  • On dit souvent que tu ne suis pas les tendances du rap américain : le bling-bling, les filles plus ou moins à poil etc.. Quels sont les thèmes qui t’inspirent pour tes chansons ?

C’est les sujets qu’on vit au quotidien. Pourquoi je ne parle pas de tout ça, c’est parce que je ne vis pas aux États-Unis, que je n’ai pas envie de retranscrire des problèmes que je n’ai pas ou qu’ici on ne connaît pas. Moi, je parle des galères des gens, la vraie vie quand elle est bien, qu’on rigole ou qu’on pleure, quand on perd des gens, quand on galère, quand on est au chômage, quand on est en formation. Voilà moi je parle de pleins de choses, de choses qui pour moi sont les vraies choses de la vie.

  • Les paroles de ta collaboration avec Medine « Les 16 vérités » commencent : « Tu sais ce qu’on dit ? Une balle dit toujours la vérité, elle ment jamais » . Ce titre nous semble une forme d’assassinat cathartique, peut-tu nous dire comment s’est fait cette collaboration et ce que ce titre représentes pour toi ?

Le thème du titre déjà faut l’expliquer car c’est un espèce d’auto-portrait mais vraiment en appuyant là où ça fait mal. On n’a pas fait un morceau pour se brosser dans le sens du poil, on a fait un morceau où l’on se retrouve face à un miroir qui nous renverrai pas que des vérités qui sont pas forcément agréables à entendre. C’était çà le thème du morceau, donc certains ont comparé çà à un auto-clash, d’autres on appelé ça un auto-portrait. Je sais pas dans quelle catégorie il faut le ranger mais c’est la thématique du morceau, de parler à soi-même mais surtout parler de choses que les gens nous ont reproché, des choses que nous-mêmes on se reproche des erreurs qu’on a pu faire dans nos carrières. Pourquoi Médine, c’était parce que Médine c’est un très très bon parolier. Sur ce genre de morceau, tu peux pas inviter n’importe qui, faut des mecs savent bien tenir les thèmes, qui savent bien écrire. En plus je n’avais jamais bossé tout seul avec lui, donc c’était le bon moment au bon endroit.

  • Tu as pu collaborer avec un tas d’artistes différents comme James Blunt, Algérino, Medine, Soprano, Tunisiano, Vitaa, Zoxea et bien sur ta femme Kanya Samet. Comment se sont faites ces rencontres et comment choisis-tu tes collaborations ?

Comment elles se sont faites, soit en concert parce qu’on était sur les mêmes scènes, on a fait les mêmes festivals de musique. Ou alors tout simplement comme ça, des demandes qu’on a faites. En général, les rencontres, ça s’est fait sur deux critères : C’est l’humain déjà, je ne peut pas chanter avec un artiste que je n’aime pas, ou bien quand je sens qu’on n’est pas en phase. Après l’autre critère, il est artistique, savoir qu’est-ce qu’il va apporter au projet, est-ce qu’il va ramener un plus ou pas. Je pense que c’est surtout ça «les critères » de sélection.

  • Dans ton nouveau titre «Pinocchio » tu évoques un coté très personnel de ton parcours individuel. Qui sont ces « vendeurs de rêve » dont Kanya chante ?

C’est les phrases qu’on entend quand on est jeune. C’est un peu tout le monde, on est tous des vendeurs de rêve quelque part mais à notre manière, d’autres plus que d’autres. Le thème du morceau, c’est surtout sur tous ces petits trucs qu’on entend, ces phrases déjà bien établies, tous ces petits mensonges parce que le père Noël c’est un mensonge par exemple. C’est un conte, un commère, un business entier bâti sur un mensonge. Donc voilà je voulais parler de tout ça, de tout ce que l’on avait pu entendre : Les promesses de taff, les petites galères, tous ces mythos qu’on entend au quotidien.

  • On trouve le clip «Les 16 vérités » trop stylé, qu’est-ce qui t’as inspiré lors du tournage ?

On a voulu retranscrire ce que l’on avait dit dans le morceau, c’est pour ça que je parlais de miroir tout à l’heure. Moi, mon premier couplet, il est uniquement face à un miroir, et on a fait des effets pour comprendre que le miroir est une autre personne. Donc c’est un reflet qui me renvoie à autre chose et c’est exactement la thématique de tout le morceau. Le thème, il est vraiment dans le premier couplet. Médine pareil, il se parle à lui-même donc voilà c’est des petits concepts un peu cinématographiques qu’on a voulu trouver pour le clip.

  • Ces dernières années on a vécu une époque de clash dans le milieu du rap. Récemment cette idée de confrontation commence à envahir le R’n’B. Comment as-tu écrit la chanson sur ce sujet « Clash » pour affronter Gaiden, s’agit il d’un vrai clash ?

Avec Gaiden, la démarche est différente, car il y a des clashs qui en ce moment ont l’air assez sérieux avec des vrais antagonismes. Nous c’était vraiment totalement différent. Avec Gaiden, ce que l’on a voulu faire, c’était vraiment d’organiser un clash pour en faire un spectacle en fait, pour qu’on n’ait pas forcement que le coté négatif qui va avec le clash. C’est plus le coté positif donc le spectacle, faire venir des gens, le faire à la radio devant beaucoup du monde, donner vraiment un spectacle pour les amateurs de clash. Nous, on était dans cette idée là et c’est comme ça qu’on l’a fait.

Après c’est vrai qu’entre temps, il y a eu d’autres histoires mais çà c’est pas nos histoires et c’est pas des trucs qu’on peut contrôler. Nous en tout cas on voulait vraiment quelque chose de peace et les gens ont compris que c’était loin d’être la guerre avec Gaiden, parce qu’il y a beaucoup de respect entre nous, avant, après et même aujourd’hui à l’heure où on se parle.

  • On passe de la haine à l’amour : 2012 signifiait une relance de ta carrière, ainsi que celle de Kayna Samet. Est-ce dur d’être l’un des « power couples » du hip-hop français ?

Franchement, je pense que ce qui est dur dans la vie, c’est d’être malade, de pas pouvoir travailler, de pas avoir d’argent. Ça, c’est dur. Après ça pour moi, c’est pas dur du tout, c’est plutôt une facilité parce qu’avec des gens comme Wallen et Abd al Malik, on aura toujours tendance à comprendre quelqu’un qui fait le même travail que nous. En plus, on se complète. Elle chante, j’écris avec elle, des fois elle me trouve des mélodies. Donc voilà quelque part, on s’aide, on est une petite équipe et voilà, c’est très bien comme ça.

  • Un moment de scène ou un concert préféré ?

Tous ! Moi, le moment que je préfère c’est quand je suis sur la scène et que c’est blindé, que les gens sont chauds, qu’ils sont avec nous, bonne mentalité et envie de faire la fête. Voila, on demande pas plus.

  • Quels artistes écoutes tu en ce moment ?

Personne, absolument personne. J’écoute pas de musique, j’écoute des radios foot en ce moment

  • Un débat circule ces dernières années sur le rap, penses-tu qu’il est mort ? Comment vois-tu son futur ?

Moi, ça me fait rigoler parce que ça fait peut-être 10 ans que j’entends « le rap est mort » et ça fait 10 ans qu’on me pose la question. Je pense que ça veut dire que c’est juste des fantasmes de gens qui aiment pas le rap. Je sais pas d’où ça part ce truc là, mais le rap, il existe encore. Il y a des groupes comme Sexion d’Assault qui font des albums, des grosses tournées, qui se débrouillent. C’est vraiment un milieu qui n’a rien à envier aux autres, ni en terme de chiffres, ni en terme de structure, ni de passage radio, ni en termes de quoi que ce soit. Donc voilà le rap, il existe.

Sinik

Le dernier album de Sinik, La Plume et le poignard

  • Avec quels artistes rêverais-tu de collaborer ?

Des artistes comme Aznavour, Cabrel, Zazie et Alicia Keys.

  • Si tu devais choisir entre les deux, ce serait lequel ?

Booba ou Rohff ? Sinik
Beyoncé ou Rihanna ? Beyoncé
Lil Wayne ou Eminem ? Eminem
Twitter ou Facebook ? Twitter
Kenza Farah ou Léa Castel ? Kenza Farah
La France ou l’Algérie ? Ah tu peut pas choisir, c’est comme beaucoup de choses.
Kerry James ou Médine ? Pareil, car c’est deux artistes que je respecte, deux amis, c’est difficile de choisir.
L’influence R’N’B ou electro sur le rap ? Ni l’une, ni l’autre

  • La prochaine étape pour toi ?

C’est continuer, faire des tournées. Demain je pars à Nancy faire des concerts, voilà c’est comme ça que ça se passe.

Interview réalisée par Vanessa Saksik et Aaron Phillips
Crédits photos : Vanessa Saksik et l’Agence Rise Up
Remerciements : Sinik et l’Agence Rise Up

Interview de Midnight Run par Fraichemusique

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Le rappeur et l'artiste Midnight Run

Midnight Run lors de notre rencontre à l’Agence Ephelide

Interview réalisée par Vanessa Saksik et Aaron Phillips
Crédits photos : Vanessa Saksik
Remerciements : Midnight Run et l’Agence Ephelide

« Le rap m‘a marqué très jeune et m’a accompagné pendant toute ma vie, des artistes comme Run DMC, Nas, Les Sages Poètes de la Rue ou A Tribe Called Quest m’ont beaucoup influencé »

1- D’où vient le nom Midnight Run ? Quel rapport a-t-il avec le film ?

«Midnight Run» est un film que j’adore (sorti en 1988). J ‘ai beaucoup aimé ce film donc ça m’est resté un peu dans la tête et quand il fallu que je choisisse un nom d’artiste, j’ai aussi pensé à ce nom car je travaille beaucoup la nuit qui est un moment où je suis un peu plus créatif. J’ai toujours bossé la nuit, surtout la musique. Run parce qu’il y a Run D.M.C qui a été un groupe, marquant, un pivot un nouveau souffle dans le rap à une certaine époque. C’est un groupe qui m’avait pas mal marqué. Il y a aussi un album « Midnight Marauders» (1993) du groupe A Tribe Called Quest qui est l’un de mes albums préférés. En fait, ce nom m’est venu assez instinctivement et je trouve que ça me va bien.

2 – Où as-tu grandi exactement ? Et retournes-tu souvent aux States ?

Moi j’ai grandi en France, dans une famille d’origine indienne donc complètement anglophone et avec un père qui très, très jeune est parti aux États-Unis pour faire le métier qu’il a fait toute sa vie qui est éditeur de bandes dessinées de Comics américains. Il a vraiment vécu entre la France et les États-Unis, ce qui fait que j’ai eu eu accès à la pop culture américaine très tôt dans ma vie et c’est çà qui m’a marqué, qui m’a forgé. Je suis aussi très souvent aux États-Unis, au moins une ou deux fois par an.

« En général, quand je compose titre, ça va assez vite »

3 – Peux-tu nous parler de ton parcours. Ta biographie liste « graphiste, photographe, designer et réalisateur entre autres » comme métier, pourquoi et comment es-tu devenu rappeur ?

J’ai pas spécialement choisi de devenir rappeur. En fait, toutes les activités que je fais n’ont pas vraiment été des choix. Ça a plutôt était de décider ce que je faisais et ce que je faisais pas car il y avait beaucoup de choses qui m’ont intéressé et qui m’intéresse toujours, en fait je suis assez gourmand de nouvelles expériences.

Par contre, le rap ça a toujours été quelque chose qui m’intéressait. A partir du moment où j’ai entendu mon premier morceau de rap, ça devait être un grand Master Flash à l’époque, je pense que ça m’a marqué au fer et depuis ça ne m’a jamais quitté. Après d’être totalement passionné à acteur, c’était aussi sauter un pas donc très rapidement quand j’ai pu, j’ai acheté un sampler et j’ai commencé à faire du son. Le rap, c’est vraiment quelque chose qui m’a accompagné pendant toute ma vie. Concernant les autres activités, mon métier c’est d’être graphiste designer et c’est aussi quelque chose qui me passionne. En fait, je m’intéresse beaucoup à l’image. J’ai une une formation de réalisateur et j’ai fait pas mal d’expos, de photos. En gros, c’est l’image et le hip-hop, avec un espèce de fil rouge de tout ça.

4 – Comment as-tu rencontré Zoxea des Sages Poètes et les autres du milieu ?

Zoxea est le membre le plus jeune des Sages Poètes de la Rue mais moi j’ai l’âge de son grand frère Melopheelo et de Dany Dan, le 3éme membre du groupe. Je les ai rencontré au lycée à Boulogne et forcément à partir du moment où il y a des gens qui se croisent et qui partagent des centres d’intérêts aussi importants que le rap, tout de suite ça connecte. On est devenus très amis, très vite et on a grandi artistiquement ensemble, j’ai toutes leurs pochettes de disques, c’est une belle amitié qui dure depuis presque plus 20 ans maintenant.

« Mon père était éditeur de Comics, alors très tôt, j’ai eu eu accès à la pop culture américaine et ça m’a forgé, quand il faut que je me surpasse, et que je monte sur scène, c’est ces icônes là que j’ai en tête »

5 – Peux-tu nous parler de ta façon de composer et d’écrire. Comment construis-tu les paroles d’une chanson ?

La façon dont je compose et j’écris un titre, elle est souvent assez instinctive, ça va assez vite. C’est à dire qu’un morceau, quand je me mets sur mon sampler, il peut y avoir une base qui est une idée de thème ou un son que j’ai entendu qui me parle et sur lequel je vais bâtir tout le reste. L’étincelle peut venir de plusieurs façons différentes mais en tout cas ça va très vite. Généralement, quand je mets à composer un morceau et qu’au bout de deux heures, il a pas d’allure et qu’il ne se tient pas, c’est que ça va être un peu laborieux et que c’est peut-être pas la peine de continuer. En tout cas, les meilleurs morceaux que j’ai fait c’est des morceaux que j’ai commencé à construire très vite. Une fois que le son est dans la machine et qu’il tourne, je le laisse tourner un petit peu et puis il y a des mots qui viennent et je commence à écrire et ça aussi, ça va assez vite quand c’est fluide et que ça marche bien. Des fois quand j’ai pas écrit depuis longtemps, c’est un peu plus laborieux mais dés qu’on commence à s’y mettre, ça vient facilement.

6 – Comment choisis-tu tes prods, et le fais-tu avant ou après l’écriture des paroles ?

Toujours avant, je fais toujours le son avant d’écrire, c’est très rare que ce soit après. Avant j’écrivais des paroles des choses comme ça car au début quand j’étais avec «Les Sages Poètes de la Rue», on se faisait un peu des défis où il fallait toujours avoir un petit set mesure en tête et en stock pour faire des petites joutes verbales et donc il fallait toujours avec des petits textes comme ça assez cool. Il y a peut-être quelques trucs comme ça que j’ai pu écrire à blanc qui ont pu se retrouver sur des instrumentaux mais globalement ma façon de travailler maintenant, c’est un instrumental et puis et c’est ce groove là qui va apporter un texte.

7 – Qu’est-ce qui t’inspires en termes de thèmes et sujets de chanson ?

Il y a beaucoup d’egotrip dans mes chansons parce que c’est une dimension du hip-hop qui est très importante. C’est un moment où quelqu’un qui peut être un petit peu discret dans la vie, tout d’un coup peut éclater et se vanter énormément. Je trouve que c’est assez marrant car c’est une partie du rap qui est incontournable et très satisfaisante à la fois. Il y a des chansons où on se vante beaucoup et c’est bien, d’essayer de trouver des façons de dire les choses, trouver des bonnes phrases pour pouvoir se la raconter un peu parce que c’est vraiment très plaisant. Sinon,moi j’aborde aussi beaucoup de thèmes très personnels, je parle de ma famille, de mon fils, de ma femme dans certains morceaux qui sont un peu plus persos.

«Avec les Sages Poètes de la rue, c’est une belle amitié qui dure depuis 20 ans

Il y a aussi pas mal de choses sur le côté un peu bataille dans le rap, qui est aussi une composante du hip-hop, qui est le fait que quand on prend un micro, on se frotte un petit peu aux autres. on essaye de monter le niveau sans pour autant rabaisser tout le monde. Et voilà on essaye de faire sa place et pour faire ça, il faut forcement aller un peu au combat, puis c’est une mise en danger de toute façon. Je crois que dans la forme du hip-hop artistiquement, dans la performance, il y a une mise en danger qu’il n’y a peut-être pas dans certains autres genres musicaux. Dans la pop par exemple, il n’y a pas cette dimension de bataille.

Dans le rap, il y a ce coté un peu belliqueux par essence parce que la genèse du rap s’est faite dans des fêtes où il fallait un peu se clasher avec d’autres personnes, donc ça aussi je l’aborde pas mal. Il y a beaucoup d’écriture automatique aussi dans le rap, c’est ce qu’on appelle le freestyle où on passe

8 – On t’a déjà dit qu’il y avait assez de morceaux sur tes deux EP pour en faire un album. Finalement pourquoi t’as fait le choix de sortir deux EP’s plutôt qu’un album ?

Parce qu’il y vraiment deux univers musicaux qui sont vraiment très distincts. Il y a le premier «The Midnight E.P» qui regroupe pas mal d’instrumentaux, exclusivement des instrumentaux que j’ai fait dans les années 90 (1996/1998) que j’ai pas touché depuis et qui sont tels qui ont été composés à l’époque.

Les années 90, sont considérées par beaucoup comme l’âge d’or du rap, beaucoup de gens pensent que c’était période la plus prolifique et la moins pervertie. Je fais partie de ces gens et même s’il y a énormément de choses que j’adore, j’ai du mettre des filtres et être beaucoup plus sélectif dans les choses que j’écoute depuis, alors qu’à l’époque j’avais une vraie productivité très, très intensive et en flux tendu. Il pouvait y avoir 10 bons albums qui sortaient par mois à l’époque. Ce premier univers avec « Midnight EP », il est très caractéristique d’une période.

Ensuite, il y a des morceaux que j’ai fait entre 2004 et 2007 qui sont sur le second EP«The Last EP» et qui sont tout aussi hip-hop et qui auraient très bien pu se marier avec les titres du premier mais j’avais envie de les distinguer parce que pour moi ils ont vraiment une couleur différente. Je voulais aussi faire deux EP’s parce que c’est un format qui me plaît beaucoup. Il y a des E.P’s très marquants dans le rap comme ceux de Pete Rock et CL Smooth par exemple et Bit-Max aussi avait sorti un E.P génial. C’est un format où il n’y a que du bon , ça permet de dire des choses dans un format assez court et ça me plait bien.

9 – Les paroles de la chanson «Définition » nous ont marqué, est-ce que c’est une définition de toi en tant qu’artiste, ou du genre hip-hop en général ?

C’est un peu les deux, c’est mon point de vue. C’est pas une définition du hip-hop, c’est une définition de ce qu’il faut faire pour faire un titre classique en fait. Quand on a une rythmique à un beat solide et que derrière on a les « beats », les «ryhmes » les «skills» qui sont des techniques vocales et les «wheels» (ou wheels of steel) qui sont les platines, quand on a tout ça et qu’on a une belle alchimie entre tous ces éléments, généralement, c’est ce qu’il faut pour faire un classique du genre . Sans avoir la prétention d’en faire un, j’ai voulu juste le raconter avec ce titre. Ça dit aussi quelque chose sur moi qui est que je m’attache à ces choses là qui sont des piliers et des fondements du hip-hop donc, ça veut dire que je m’attache aux choses importantes et que j’essaye de les décrypter.

« Dire que le rap est mort, c’est faux, il se transforme, il subit des cycles et je pense que le rap trouvera toujours son équilibre »

10- On voit souvent la forme de diamant sur tes fringues et sur les pochettes de tes EP’s, est-ce que c’est un symbole particulier pour toi ?

En fait, c’est le contour du logo de Superman. Mon père est éditeur de bandes dessinées, j’ai vécu avec les super héros depuis ma plus tendre enfance, j’ai grandi avec cette pop culture là alors c’est un peu ma mythologie donc forcement je m’identifie à ça. Quand il faut que je me surpasse, que je devienne un artiste et que je monte sur scène, c’est ces icônes là que j’ai en tête et j’ai choisi le symbole de Superman sans le S à l’intérieur.

11- Quels sont tes influences du rap américain ? Et du rap français ?

Il y en a énormément, il y a un morceau à la fin du premier EP, « The Midnight EP » qui s’appelle « Alphabetical » et qui est une longue liste de tous les groupes qui m’ont influencé. Je peut en citer quelques uns, notamment A Tribe Call Quest, Nas qui est pour moi le plus grand rappeur de tous les temps, les Beatnuts aussi pour la production, il y a D.J Premier Gang Star, les premiers Run DMC aussi m’ont beaucoup marqué.

Je pense également à Ice-T qui est un rappeur de la côte ouest qui a été l’une de mes premières idoles à l’époque de son deuxième album « Power » et puis plein d’autres. En France, il y a des gens que j’apprécie énormément, alors évidement je vais citer les amis, non pas parce que c’est des amis mais parce que je pense que c’est les meilleurs Les Sages Poètes de la Rue , Zoxea.

Orel San, je peut pas dire que je l’écoute beaucoup mais j’aime bien sa sincérité. Il y a aussi un groupe qui s’appelle Klub des Loosers et un rappeur qui s’appelle Fuzati qui est absolument brillant qui est incroyable . Il a un univers génial.

12 – Un débat circule assez souvent ces derniers années sur le rap, à ton avis, est-il mort ? Quelle vision as-tu pour le futur du genre ?

Je pense que quelqu’un qui dit que le rap est mort, ça fait vraiment vieux con . Même moi qui est nostalgique et qui pense que le meilleur était avant , je trouve que dire que le rap est mort aujourd’hui c’est pas vrai car le rap est passé au centre de la culture pop au monde. C’est à dire que c’est la forme musicale qui rapporte le plus d’argent et qui est devenue centrale, donc dire qu’il est mort, non, il s’est transformé, il va jamais mourir il va peut être subir des cycles.

Pour son futur, en fait, on a déjà vécu des cycles comme ça, à New-York où on est passé d’une forme assez pure, pas commerciale, pas très parasitée par le business à tout d’un coup des gens comme Puff Daddy qui ont un peu popisé le rap, qui l’ont amené sur les ondes en nettoyant un peu le son et les clips, et puis tout d’un coup il y a «Wu Tang Clan» qui est arrivé avec un son complément crado, avec un concept vraiment hardcore et dur et qui a ramené vraiment le rap dans la rue. A chaque fois qu’il y un excès d’un coté, il y a toujours un équilibre qui se fait de l’autre et je pense que le rap trouvera toujours son équilibre et il y en aura toujours pour tous les goûts. Il sera dans les clubs, il sera forcement toujours sur les ondes et puis il faut que tout le monde y trouve son compte. Moi-même, même s’il y a des choses qui sont difficiles à écouter pour moi, j’ai toujours trouvé des choses que j’aimais beaucoup.

13 – Quels artistes écoutes-tu en ce moment ?

En ce moment j’écoute beaucoup Nas car il a sorti un nouvel album qui est vraiment bien et du coup je suis replongé dans tout le reste. Je fonctionne pas mal par artiste, là je viens de me réécouter tout Eminem dans la voiture. Il y a des gens comme The Roots, Common qui sont des groupes et des artistes qui m’ont jamais déçu et qui ont beaucoup évolué, qui ont sorti énormément d’albums, toujours en se renouvelant et en faisant quelque chose d’intéressant. Là, en ce moment, il y a un artiste que je viens de découvrir qui s’appelle O.C. (Omar Credle, un rappeur américain originaire de Brooklyn ) qui vient de faire un album avec Apollo Brown, un producteur de Detroit. Cet album qui s’appelle«Trophies» est génial et il y a aussi M. Zym qui a fait une reprise de l’album«Illmatic» de Nas, en reprenant un peu les instruments, en les rejouant en live et en refaisant les raccourcis, c’est un album que j’adore.

14 – Avec quels artistes (français et/ou anglophones) rêverais tu de collaborer ?

Les artistes avec qui je rêverais de collaborer, ce serait une erreur car ils me défonceraient et c’est peut- être pas une bonne idée. Moi je pense que quand on collabore avec un artiste, il faut quand même qu’il y ait un niveau égal, alors c’est pas pour me rabaisser parce que Midnight Run ne serait pas d’accord avec ça, mais les gens avec qui j’aurai le plus envie de travailler, je pense que ce ne serait pas une bonne idée que j’aille faire un titre avec eux. C’est déjà arrivé que des rappeurs pas de même niveau, se frottent ensemble sur un même titre et ça peut être un peu désastreux. Après tous les gens que j’ai cité précédemment, Les Roots, Common et Nas, c’est des gens que j’admire, de là, Le faire un titre avec eux, je ne sais pas.

15 – Pour finir, on va faire un petit jeu/quizz, tu vas me dire qui (ou quoi) tu choisirais entre les deux et pourquoi ?

Booba ou Rohff ? Booba parce que c’est la famille il vient de Boulogne, on était un peu dans le même crew au début, je suis admiratif de sa carrière et en plus je suis pas surpris car c’est quelqu’un qui très très jeune savait où il allait et je suis pas du tout surpris qu’il y soit arrivé sans problème.

Kery James ou Medine ? Kerry James parce que je respecte le bonhomme

Lil Wayne ou Fifty Cent? Fifty Cent mais plutôt le Fifty d’avant quand il était mort de faim et qui’il a sorti un album qui s’appelait «How to rob» (comment voler) et là il braquait tout le hip-hop.

Beyonce ou Rihanna ? Beyoncé

Bruce Willis ou Wesley Snipes (hommage a ta chanson eponyme) ? Bruce Willis car Wesley Snipes c’est un bouffon…non c’est une blague. En fait , il y a une chanson qu’il y a sur mon E.P où avec Zoxea on se clashe avec Wesley Snipes, moi je suis Bruce Willis et lui c’est Wesley Snipes.

New-York ou Paris ? Ah dur…Paris parce que je peut pas vivre ailleurs qu’à Paris mais je peut pas non plus passer trop de temps sans aller à New-York. Si je devais choisir entre les deux vraiment, je pense que ce serait Paris parce que c’est ma vie.

Bagel ou baguette ? Baguette

Converse ou Addidas ? Adidas

«The Midnight EP» ou «The Last EP» Je sais pas. Non tu peut pas me demander ça car c’est deux Moi.

16– La prochaine étape pour Midnight Run ?

C’est pas mal de scène, je défend un projet avec passion, peut-être un autre clip, voila on continue à bosser et puis je continue à faire la musique aussi et puis on verra où ça nous porte.

Photos : Soraya Hama sur le tournage de son premier clip avec Fababy et 1986 Prod

Posted in clip, francais, french, music video, news, nouvelle, photos, pop, r&b, rap, Uncategorized, urbaine with tags , , , , , , , , on 8 juin 2012 by fraichemusique

Trop de hâte pour voir le produit d’une collaboration de Soraya Hama, Fababy et 1986 Prod ! Big up à lesbonnesnews, http://lesbonnesnews.com

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