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Interview de Kayna Samet, DJ Hamida et Lartiste par Fraichemusique (Part 3)

Posted in clip, exclu, fraiche musique, francais, french, hip-hop, interview, music, music video, r&b, rap, rnb, urbaine with tags , , , , , on 1 octobre 2014 by fraichemusique

A l’occasion de la sortie de son nouvel album Thug Wife, nous avons rencontré Kayna Samet qui nous en parle de son parcours, son évolution artistique et encore plus…

Kayna, tu as déjà une belle carrière dans la musique… La Kayna « d’Écorchée vive » est-elle la même aujourd’hui ? Comment décrirais-tu ton évolution ?

La Kayna d’Écorchée vive est toujours là, sauf qu’elle est partie en vacances pour mieux revenir après. On a tous ce coté un peu nostalgique en nous. C’est vrai que c’est mon univers de prédilection. J’ai plus de choses à raconter de façon mélancolique que de façon heureuse parce que je me dis tout le temps que le bonheur, il se vit mais il se raconte pas. C’était ça ma philosophie jusqu’à il y a peu, et puis le fait d’avoir vécu plein de choses dans ma vie… Et tout simplement d’être heureuse, d’être en bonne santé, de vivre, de pouvoir partager ma passion avec plein, plein de gens… Ça me donne envie aussi en tant qu’artiste de pouvoir m’aventurer sur d’autres univers musicaux. C’est le cas sur mon album qui arrive à la rentrée. Je n’ai pas hésité à me faire violence d’une certaine manière et à sortir de mes acquis. Je pense que c’est là où on grandit en tant qu’artiste, c’est quand on se donne l’autorisation d’évoluer, de prendre des risques. Tout ça, c’est un cheminement de tout ce que j’ai vécu.

DJ Hamida : Ce que je peux dire sur Kayna, c’est que les gens se plaisent à mettre les artistes dans des cases. Il est vrai que Kayna a fait des morceaux tristes et mélancoliques mais elle l’a fait avec talent. Peut-être que le public et certains médias, à un moment, ont voulu la garder dans ça. Sa personnalité est joyeuse. Quand je suis avec elle, je m’amuse et je rigole. Le fait qu’un titre comme Déconnectés fonctionne comme il fonctionne aujourd’hui, c’est une belle victoire.

Kayna, tu reviens avec un nouvel album, Thug Wife. Es-tu contente d’être de retour ?

Je suis super contente d’être de retour car ça fait deux ans que je travaille déjà, depuis « A cœur ouvert » où j’avais déjà des titres de près pour l’album. « Thug Wife » c’est un album personnel et dans l’instinct, dans le présent. C’est ma vie d’aujourd’hui qui m’inspire. Il y a beaucoup de titres assez mélancoliques comme on a l’habitude d’entendre mais sous forme de nouvelles musicalités. Et il y a d’autres titres, un peu plus second degré, dont un auquel je pense qui s’appellera « Hey Bitch » que vous allez découvrir prochainement. Il y a des titres assez solennels et d’autres où je lâche un peu plus à pression, où c’est des choses un peu plus légères.

J’ai été maman et comme c’était un grand bonheur pour moi, ça a pris tout mon espace temps. Donc j’ai mis toutes mes forces et toute ma vie au service de ce nouveau métier. Je suis hyper contente d’avoir fait ce choix parce que j’avais besoin de vivre pleinement la naissance de ma fille, et puis j’ai eu la chance de profiter d’elle chaque jour pendant deux ans. Dés que je l’ai vu marcher, s’exprimer et être un peu plus autonome, je me suis dit, « Tiens la musique, c’est chouette je chante tous les jours de ma vie c’est ce que j’aime faire ». Puis il y avait toujours le label qui était là et qui me demandait de faire des morceaux. Et puis comme le disait tout à l’heure DJ Hamida, j’ai la balle comme en 1998.

Voilà le public nous apprécie, et nous le rend bien, et moi je kiffe faire de la musique. J’ai eu la chance aussi de travailler avec Soprano, qui est à la base aussi de mon projet. J’ai confiance en moi, je sais que j’ai des choses à donner et cette pause m’a été utile comme on peut faire une pause dans sa vie, dans son travail, dans un couple ou dan nos vies personnelles. Chaque étape sert et même si j’étais un peu « absente », l’artiste que je suis est toujours là. Si on a rendez-vous au studio ce soir, on va faire le taff. C’est comme le vélo.

Justement, avant ton dernier EP et l’album Deep Voice, tu avais fait une petite pause du monde musical. Qu’as cette période t’as apporté ?

Avoir eu ma fille ça m’a donné une raison d’exister. Chaque jour quand je me lève et que je la vois et qu’elle me dit « Maman » avec un grand sourire, « Donnes moi mon biberon ». A ce moment là, elle me donne des vitamines pour toute la journée. Oui ça m’a fait voir la vie différemment. Je suis moins dans l’introspection, je vis chaque jour à fond. Je suis contente de pouvoir faire un métier que j’aime et d’avoir une équipe qui croit en moi.

Kayna nous en dit un peu plus sur ses influences et son nouvel album. La suite de notre entretien…

Quelles sont tes influences musicales françaises ou d’ailleurs ? Et quels artistes écoutes-tu en ce moment ?

Moi c’est vrai que je suis très éclectique dans ce que j’écoute. Grâce à ma fille, je redécouvre tous les classiques de Disney, les chansons de princesses. En ce moment c’est la Reine des neiges, je peux te chanter tout l’album. J’écoute aussi beaucoup de funk comme mon ami Hamida, parce que c’est aussi comme ça que j’ai commencé à rechanter des choses de mes copines, du Mary J Blige. Sinon, il y a un album qui me suit partout, c’est «The Miseducation », le premier album de Lauryn Hill, un grand classique. Après c’est aussi comme Lartiste, j’écoute beaucoup de choses. Le dernier album de Beyoncé j’ai bien kiffé. Je kiffe aussi Rihanna, son grain de voix. Je trouve que tout ce qu’elle touche, elle le sublime, et en même temps c’est normal car ils sont 35 à travailler dans son équipe. C’est une grande artiste. J’aime bien DJ Hamida, et Pharell Williams aussi qui n’a pas trop de codes électros. C’est frais, c’est hype. Et en fin, j’aime bien Drake.


Everything is everything, extrait de The Miseducation of Lauryn Hill

Le titre Bousillée, extrait du nouvel album Thug Wife, raconte une relation abusive. Est-ce que tu as vécu ce genre de rapport ?

Je te rassure non mais ça arrive à beaucoup de femmes. J’ai une amie à qui cela est arrivé et j’ai suivi son histoire. Je l’ai beaucoup soutenue et elle a eu la force de partir en fait. Donc je voulais lui rendre hommage, à son histoire. A travers ça, je reçois énormément de messages de filles à qui c’est arrivé. Dans le titre, je finis par dire « Tout ça c’est fini, je ne me laisserai plus jamais faire ». C’est un titre avec beaucoup d’émotion. Il y a le clip aussi qui est disponible sur ma chaîne Youtube et c’est un titre noir, avec une grosse tension et c’est ce que je voulais. Moi dans mes clips, j’aime aller jusqu’au bout de l’émotion, et je pense que c’est réussi sur celui-là.

Interview réalisée par Vanessa Saksik et Aaron Phillips
Crédits photos : Vanessa Saksik
Remerciements à DJ Hamida, Kayna Samet, Lartiste et Agence Rise Up

Retrouvez les autres parties de notre interview avec Kayna Samet, DJ Hamida et Lartiste ici :

Interview de Kayna Samet, DJ Hamida et Lartiste par Fraichemusique (Part 1)

Interview de Kayna Samet, DJ Hamida et Lartiste par raichemusique (Part 2)

DJ Hamida, Kayna Samet et Lartiste

DJ Hamida, Kayna Samet et Lartiste lors de l’interview avec Fraichemusique

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Concours Talent de l’Agence Rise Up !

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Une annonce de notre collaborateur, l’Agence Rise Up :

Rise Up, jeune agence de communication web, lance aujourd’hui un grand concours !

Clients de l'Agence Rise Up

Liste de clients

Reconnue pour son expertise en matière de promotion web, de community management et de marketing digital, Rise Up travaille sur de nombreux projets dans les milieux de la musique, du spectacle, de l’humour,…

Parmi ses clients, vous pouvez retrouver : Mickael Miro, Lorie, Muriel Robin, le spectacle Swan Lake, The Voice Tour, Dany Brillant, One Direction, Big Ali, Sinik, Bastian Baker, Chris Marques, Max Boublil,… et bien d’autres !

EcardOPRiseUp

Description du concours de l’AgenceRiseUp

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TENTEZ VITE VOTRE CHANCE !

Pour participer, voici la marche à suivre :

– Envoyez-nous une vidéo ou un petit texte de présentation de votre projet par mail à : charles@agence-riseup.com
– Dans le cas d’une vidéo, celle-ci sera playlistée sous 24h sur la chaîne WAT TV de l’agence : www.wat.tv/AgenceRiseUp
– Générez un max de vues sur votre vidéo afin de la faire buzzer
– Le projet vainqueur sera sélectionné par les équipes de l’agence le 17 Juin
– Rise Up s’occupe ensuite du reste et fera connaître votre projet auprès des médias et du public en vous assurant une visibilité web optimale !

Bonne chance à tous !

Charles CLEMENT

http://agence-riseup.com

Logo-Noir Rise Up

Logo Agence Rise Up

Interview de H-Magnum par Fraiche Musique

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HMagnum lors de notre interview

Prise lors de notre interview avec H Magnum

H-Magnum nous a invité chez Loudschool Production pour parler de son parcours, sa musique, ses collaborations et son évolution artistique. Une interview honnête et réel, à lire sans modération, surtout pour son discours à propos des clashs dans le milieu du rap français !

1. D’où vient le nom H Magnum ? Qu’est-ce qu’il signifie ?

Il signifie le sucré et le salé en même temps. H pour la douceur et Magnum pour la dureté. C’est ma couleur musicale, autant je peux être dur, autant je peux être doux.

2. Tu as passé la première moitié de ton enfance en Côte d’Ivoire, puis la deuxième dans le 20ième arrondissement de Paris : Comment cela a t’il influencé ta vie et ta musique ?

En effet, ça m’a beaucoup influencé dans le sens où dans ma musique on peut retrouver des mélodies qui ont des sonorités africaines. Il y a aussi le fait que je fasse du rap français pur jus, du rap parisien. Ce sont ces deux univers qui font ma musique et je me nourris de ces deux univers, la musique africaine et la musique française. Quand je dis française, j’englobe variété hip-hop, R’N’B, occidental, etc…

3. Comment as-tu débuté dans le rap ?

En fait, j’ai débuté par accident. J’écoutais du rap et je rappais les textes des artistes que j’aimais, petit à petit comme ça. Comme c’était la musique qu’on écoutait, la musique la plus proche de nous, j’ai commencé à écrire avec des potes pour déconner, faire quelques rimes. Après j’ai pris goût et j’ai continué. En fait, c’est comme faire du foot, aujourd’hui partout les jeunes font du foot, du rap mais il n’y a pas de commencement, il n’y a pas de jour J. On a des potes qui rappent, on rigole avec eux et après on se prend au jeu.

4. Peux-tu nous parler de tes expériences avec les deux groupes L’Aconit et L’Injection Lyricale ?

Aconit c’était 3 potes, on était dans le même collège, on a commencé comme ça. On côtoyait des gens qui rappait dans notre quartier. Petit à petit, on s’est mis dedans et on a formé notre petit groupe l’Aconit. On a sorti un petit projet avec les subventions de la mairie de quartier et on s’est investi un peu plus dans le rap. Au fur et à mesure, j’ai rencontré Injection lyricale, un groupe du 93 mais j’ai pas quitté pour autant mon premier groupe. Je faisais le pont entre les deux, c’était juste deux musiques différents. Dans Aconit il n’y avait que des rebeux, et dans Injection lyricale il n’y avait que des renois. C’était deux univers différents et c’est ça qui m’a plu.

5. Et comment les as-tu rencontré ?

Pour Injection lyricale, je les ai rencontré via un pote qui s’appelait Alien D., qui faisait des freestyles avec moi. Il m’a dit que son grand frère s’occupait d’un groupe dans le 93 aux Courtilières (une Cité de Pantin en Seine Saint-Denis ). Je les ai rencontré, on a fait quelques sons ensemble et après je suis rentré dans le groupe mais comme la musique était différente ça collait bien et ça m’arrangeait parce que je suis un féru de travail.

6. Comment s’est passé la transition de groupe à artiste solo ?

Ça s’est fait naturellement parce j’avais déjà deux groupes et il y avait aussi Sexion d’assaut avec qui je travaillais, entre autres. Je me suis mis à écrire un album qui s’appelait «Le Plafond de verre» pour parler des thèmes sociaux et donc j’ai commencé comme ça, à travailler mes premiers textes solos. J’ai fait au feeling et j’ai continué. Après j’étais toujours avec mes groupes même si je faisais aussi mon album. Puis il y en a qui ont arrêté les choses de la vie mais moi, comme je suis un têtu j’ai continué.

La derniere collaboration de H Magnum et Sexion d’Assaut, Excellent

7. En quoi travailler aux cotés du groupe Sexion D’Assaut a-t-il changé ta carrière ?

J’ai rencontré l’un des membres du groupe Sexion d’assaut qui a emménagé dans mon quartier mais c’était pas encore Sexion d’assaut et on est devenus amis. Il m’a dit qu’il rappait et puis le jour il m’a posé un texte, j’étais impressionné, je me suis dit «Ah mais c’est un vrai rappeur ». Il m’a dit qu’il avait un groupe dans le 9ième arrondissement et après il m’a présenté aux autres. Ensuite on a cheminé ensemble, c’est comme ça qu’est né notre collaboration petit à petit et jusqu’à aujourd’hui on chemine ensemble.

8. Quels sont tes influences de musique, française, africaine ou d’ailleurs ?

Dans mon bled, ce sont des groupes qui font du zouglou, un genre musical populaire et urbain né en Côte d’Ivoire qui relate les réalités sociales diverses vécues par la jeunesse ivoirienne. J’aime bien des artistes comme Petit Yodé ou Espoirs 2000. On raconte la misère mais elle est dansante. J’ai ça aussi dans ma musique, malgré le fait que je parle de la dureté, je la fait groover, j’aime la rendre dansante. Pour moi, t’es pas obligé de faire un sujet triste sur un son triste et un sujet gai sur un son gai. Ça c’est le coté zouglou, c’est des sujets tristes mais c’est des sons qui bougent, des belles mélodies joyeuses mais avec des mots forts.

Ici, il y a des groupes comme NTM, IAM avec notamment l’École du micro d’argent, des artistes comme Lunatic aussi . Il y a aussi des américains comme Busta, Snoop, Tupac, Biggie, Dr. Dre… Il y a tout ça, en vrai je suis pas dingue de rap américain, je suis juste dingue de la bonne musique. Quand je cherche les sons, je cherche un son qui est lourd, je cherche pas forcement un artiste, j’ai pas d’artiste fétiche. Je sais que je me suis pris une grosse tarte avec le premier album de 50 Cent car c’était la première fois qu’un gangster faisait des refrains avec des mélodies mais qui restaient gangster, c’était pas des mélodies de variété. C’étaient des mélodies qui étaient populaires mais elles allaient avec le fait que le rap soit « thug ». C’était pas forcement que tu fais des mélodies mais tu fais un peu de variété pour que ton son passe. C’est tellement beau, c’est tellement bien fait que ça passe, c’est ce rap là que j’aime. J’aime pas transformer mon rap, j’ai grandi dans la rue, je suis pas enfant de maison, j’ai toujours trainé dehors et c’est cette musique là que je fais et je veux qu’elle ait cette odeur là.

9. Comment choisis-tu la prod d’une chanson ?

Au feeling, je demande des prods et les producteurs me les envoie et après j’écoute. Celles qui me parlent, je vais commencer à travailler dessus, je travaille à l’inspiration. J’arrive pas à travailler à la commande, j’aime prendre plaisir à écrire. Il y a des prods par exemple je me pose dessus 3, 4 mois après car au début elle me parlait pas, et 3, 4 mois après je suis plus inspiré. Par exemple , il y a des prods quelques mois avant je trouvais qu’elles étaient belles mais j’avais rien dessus et des fois je laisse trainer des prods. J’aime beaucoup travailler à l’inspiration.

10. Et comment écrit-tu les paroles, spontanément ou en avance ? Avant d’avoir choisi d’un beat ou après?

Sur le beat, après avoir choisi le beat, ma voix je l’utilise comme un instrument. C’est à dire que la façon dont je vais, le flow que je veux prendre, il faut qu’il colle avec la gamme de la prod. Si la gamme est haute, je vais être haut, si la gamme est basse, je vais être bas. Je peux aussi faire exprès d’être haut si la gamme est basse parce que je sais que ca va donner quelque chose d’intéressant. C’est pas au hasard, j’écris pas des trucs dans ma chambre et après je viens et il y a la prod et j’essaye de me caler dessus. Non, je vais tout prendre en compte, le piano tout et c’est ce qui fait que je saurais si je ferais un refrain chanté ou un refrain rap. Je préfère écrire sur la prod, c’est plus agréable. Après il y a aussi des choses de la vie de tous les jours qui vont être des «punch» et que je vais essayer de caler. Après écrire tout un texte hors beat non, j’aime faire des cabrioles dans les prods donc c’est vraiment un travail d’orfèvre.

Photo promo

H Magnum : « J’en ai perdu en chemin, morts violentes, armes à feu tout ça. Ce morceau s’inspire de deux petits et un grand qui se sont faits tuer. Dans mon quartier, il y a eu six morts par armes à feu en l’espace de deux ans, dont un qui s’est fait tuer par son propre ami, son pote, son associé. Il s’est fait tuer devant tout le monde, en pleine rue à 11h du matin. »

Je m’inspire de tout. C’est vrai que je suis un peu politisé dans mon rap, il y a beaucoup de thèmes sociaux dans mon rap issus du milieu dont je viens. J’aime beaucoup le rap d’egotrip, le rap démonstratif et raconter des histoires d’amour qui finissent mal.

12. Tu as pu collaborer avec un tas d’artistes divers, dont Kery James, Intouchables, Diam’s, Alibi Montana, Sexion D’Assaut, Kenza Farah et dernièrement Maitre Gims, parmi d’autres. Comment ce sont faites ces rencontres ? Y’a t’il une collaboration qui a été particulièrement touchante pour toi ?

Ce sont des rencontres en studio avec des gens qui me présentent. La collaboration avec Kenza Farah par exemple, j’avais un morceau et j’entendais sa voix dessus en fait et je voulais que ça soit elle qui fasse le refrain. J’ai fait le morceau, j’ai laissé la partie pour le refrain, je lui ai fait écouté et ça lui a parlé. Elle était en studio et elle a fait le refrain au feeling et ça donne un morceau merveilleux qui s’appelle «Une larme».

Avec mon groupe, l’Injection lyricale, on a rencontré Kery James et on a fait un petit morceau ensemble, mais ça n’est pas allé plus loin. Avec Sexion d’assaut, c’est même plus des collaborateurs, c’est la famille, on rappe, on fait des sons mais on les fait pas pour les sortir, on kiffe. Il y en a qui sortent mais il y en a aussi qui sortiront jamais tellement il y en a. Voilà mais maintenant en ce qui est H Magnum, Sexion d’assaut a déjà prouvé et continuer de prouver. Moi je suis artiste solo et je veux montrer mon univers.

13. Justement, les paroles et le thème du track « Une Larme » avec Kenza Farah nous a marqué. La chanson était inspiré par des vraies pertes d’amis ?

Oui bien sûr parce que dans mon parcours il y en a ça. J’en ai perdu en chemin, morts violentes, armes à feu tout ça. Ce morceau s’inspire de deux petits et un grand qui se sont faits tuer. Dans mon quartier, il y a eu six morts par armes à feu en l’espace de deux ans, dont un qui s’est fait tuer par son propre ami, son pote, son associé. Il s’est fait tuer devant tout le monde, en pleine rue à 11h du matin. Alors quand j’ai entendu l’instru, j’ai pensé à ça. C’est un hommage à tous partis comme ça que j’ai rencontré sur mon parcours et il y en a plein.

H Magnum feat Kenza Farah – Une larme

14. Au contraire, le clip du single « Fin de dream » avec Maître Gims en feat démontre un nouveau style ?

«Fin de dream » avec Maître Gims, c’est une menace, c’est du rap gang, du rap démonstratif qui impressionne, c’est les hommes qui bombent le torse. C’est comme ça l’instru elle est guerrier, les flow sont guerriers. Moi je vois le rap comme la vie, des fois ça va être la lutte entre hommes parce qu’on a besoin de se prouver quelque chose, d’autres on va être doux, triste, joyeux. Sur « Fin de dream » j’ai envoyé deux titres agressifs. Ça fait partie du jeu, ça veut dire j’arrive.

« Fin de Dream » c’est aussi pour dire qu’il y a un nouveau MC qui est là, un nouvel artiste qui arrive. « Fin de Dream » ça veut dire aussi la fin du rêve. Pour les autres, ça veut dire que je suis pas venu en touriste, d’être une épine dans votre pied, d’être un rappeur qui innove, qui bouscule le game.

H Magnum feat Maitre Gims – Fin de dream

15. Quels artistes écoutes-tu en ce moment ?

En ce moment j’écoute Future, c’est un rappeur américain qui fait du hip-hop avec des mélodies. Moi j’aime beaucoup, j’aime le rap avec des belles mélodies mais faut que ça soit viril, j’aime pas les mecs qui chantent comme des meufs.

16. Quelles seraient tes collaborations de rêve ?

Soprano, j’aimerai faire un bon morceau bien violent, car j’aime prendre des gens qui ont une image lisse et montrer leur coté hard. Des artistes comme La Fouine, et après les autres pour moi, ils prennent pas assez de risques.

17. Que penses tu des clashs récentes dans le milieu du rap français ?

Tant que ça reste mots, des piques, ça va. Après quand il y a des noms qui sortent non, des pères, des mères, c’est mal surtout venant des gens de la trentaine qui sont censés être au dessus de la masse et qui font de la musique pour les plus petits qui font pas la part des choses. En plus on est des artistes et voilà, c’est soit on est des artistes, soit on est des voyous. On n’est pas là pour être des artistes voyous. Après, il faut pas s’étonner qu’on nous stigmatise.

On peut pas dire que moi, je m’en fiche de l’exemple que je donne mais il faut arrêter car l’influence, ça existe. Certaines personnes peuvent être influencées par ce que tu envoies et je trouve que c’est un mauvais signal parce qu’en fait personne n’est plus fou que l’autre. Parce que la personne la plus déterminée, c’est elle qui peut faire le plus de mal et comme dit une phrase, les grands sont responsables de la violence qu’ils déclenchent mais les petits sont pas innocents de la continuer. Et puis pour les adultes c’est pas l’endroit pour la montrer, cette violence.

Fin de dream photo H Magnum

H Magnum : Quand il y a des noms qui sortent non, des pères, des mères, c’est mal surtout venant des gens de la trentaine qui sont censés être au dessus de la masse et qui font de la musique pour les plus petits qui font pas la part des choses. En plus on est des artistes et voilà, c’est soit on est des artistes, soit on est des voyous. On n’est pas là pour être des artistes voyous. Après, il faut pas s’étonner qu’on nous stigmatise.

J’ai fait la première partie d’Akon à Paris. J’ai fait aussi la première partie de Sexion d’Assaut à Lyon et c’était trop fort, le public lyonnais, il est fou. Cette expérience, c’était quelque chose que j’avais encore jamais vécu sur scène. Et là je me suis aussi dit peut-être qu’un jour, moi aussi j’aurais tout ce public à rien que pour moi.

19. Si tu devais choisir entre les deux, et pourquoi ?

RnB ou Electro ? Je préfère le RnB même si maintenant les deux se mélangent.

Booba ou Rohff ? En fait les fans de Booba écoutent aussi Rohff. Moi, je suis fan de Booba et j’écoute Rohff. J’aime le rap et pourtant j’écoute Booba.

Booba ou La Fouine ? La Fouine, c’est différent. C’est un artiste, il peut faire une guitare voix. Il rappe avec son cœur. Booba c’est autre chose. En fait les personnes qui aiment Booba aiment Rohff et aiment forcement La Fouine. C’est des publics qui sont connectés. Après moi je préfère les choix d’instru de Booba mais les thèmes de Rohff car ils sont plus touchants. Booba, lui, il rappe comme un joueur de foot qui joue mais il est trop fort, La Fouine c’est un mec qui donne le sourire. En vrai, je suis pas cloisonné.

Kery James ou Medine ? Avant j’étais plus Kery James, maintenant je suis plus les deux.

Lil Wayne ou Eminem ? Je vais choisir Lil Wayne car je pense qu’il prend plus de risques qu’Eminem. Si on reprend tous leurs albums sur un plan artistique, Lil Wayne t’étonneras plus qu’Eminem. Eminem il a un genre unique, son flow tu l’as déjà entendu quelque part mais c’est un génie, tu peut pas tester. Lil Wayne, il est un peu comme La Fouine, il est unique.

Drake ou Chris Brown ? Chris Brown

Beyonce ou Rihanna ? Beyoncé

Kenza Farah ou Lea Castel ? Kenza Farah

La France ou La Cote d’Ivoire ? La Cote d’Ivoire

Vin ou bière ? Jus de raisin

Facebook ou Twitter ? Twitter

Travail en équipe ou solo ? Travail en équipe, c’est plus sympa

Dream ou Fin de Dream ? Fin de Dream

Le dernier clip de H-Magnum, L’appât du gain.

20. La prochaine étape pour H Magnum ?

Gotham City, ce que je suis en train de préparer.

H Magnum - Fin de dream

La pochette du nouvel album de H-Magnum, Fin de Dream

Interview réalisée par Vanessa Saksik et Aaron Phillips
Crédits photos : Agence Rise Up
Remerciements à H-Magnum et Agence Rise Up

Interview de Sinik par Fraichemusique

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Sinik

Sinik lors de l’interview par Fraiche musique

  • D’où vient ce nom Sinik ?

C’est un surnom qu’on m’a donné tout simplement par des potes à l’époque où j’avais même pas de pseudo encore personnellement. Je commençais juste à écrire des bouts de texte et c’est des amis très très proche de moi qui écoutaient ces premières maquettes, qui m’ont un peu baptisé comme ça. Il est un peu le reflet de mon état d’esprit, d’une manière d’écrire aussi, de penser plein de choses.

  • Tu as grandi entre Paris et l’Essonne, habites-tu toujours la région ?

J’habite toujours dans le région, je suis pas parti et ceci explique sûrement cela. C’est sans doute parce que j’ai grandi là que je suis attaché au coin, aux gens qui sont proches de moi, à la famille, à tout ça. Je me voyais pas partir de tout ça, car je suis très attaché et ça représente beaucoup pour moi.

  • Avec des origines kabyles et françaises, quelles influences a cette richesse culturelle sur ta vie ?

Je pense que c’est un plus quand même car c’est une double culture, donc avec le temps j’ai appris à prendre un peu le meilleur de chacun. Je pense sincèrement que c’est une chance aujourd’hui parce que j’ai grandi entre le Rai et la chanson française, entre cette double culture de A à Z, dans mon éducation, etc. Je pense que c’est une chance.

  • Concernant ton parcours, comment se sont passés tes débuts dans le rap ? C’est vrai que ton amie d’enfance Diam’s t’as motivé ?

Pour Diam’s, c’était vraiment beaucoup plus tard mais c’était en 1993 que j’ai commencé à écrire des petits bouts de texte. Trois ans plus tard, j’écrivais comme ça mais sans vraiment enregistrer, et un jour, un ami m’a appelé qui m’a dit qu’il avait lui-même un ami qui avait un petit peu de matos. A l’époque, j’ai commencé à faire des maquettes avec seulement des platines, un petit micro. Depuis, j’ai jamais arrêté.

  • Ton passage du groupe l’Amalgame au label « Six O’Nine» fondé avec Karim et Nabyle Tamarat (avec lequel tu as sorti «Artiste triste» en 2002) et en artiste solo : S’est il fait plutôt difficilement ou naturellement ?

Comme tous les jeunes qui se lancent dans le rap, quand on a commencé, on était une bande de potes. On n’avait pas d’objectifs, on faisait pas de concert. On rappait pour nous et notre quartier. Puis après, ça s’est développé. Pour moi le rap, même si c’est pas un métier, ça s’apprend comme un métier. Tu peut pas arriver du jour au lendemain tout savoir, donc ça nous a permis de nous faire à la main, d’apprendre notre taf sur scène, d’être bon sur scène, d’apprendre tout ça. C’est un peu comme une formation en fait.

  • Quelles sont tes influences de musique française et algérienne ?

Algérienne, c’est surtout Idir (ou Yidir en kabyle), vu que c’est un grand nom de la musique algérienne et kabyle. Idir, ça représente beaucoup. En plus car on a le même nom, donc c’est assez marrant. Sinon en musique française, j’aime bien les mecs comme Aznavour. Moi j’aime les paroliers, les gens qui savent vraiment écrire de belles chansons, Cabrel, Zazie, pour moi ce sont des gens avec une belle plume et un vrai talent d’écriture.

  • Dans tes chansons, on entends plusieurs styles musicaux. Comment choisis-tu les prods d’une chanson ?

C’est au feeling, il n’y a pas de critère, il n’y a pas de trucs bien spécifiques. Je me demande juste, est-ce que l’instru me plaît, est-ce qu’elle me parle, est-ce qu’elle raconte une histoire, est-ce je me vois déjà dessus. L’instru, c’est comme un appartement : Si tu t’imagines déjà dedans ou dessus pour l’instru, c’est que c’est bon signe en général.

  • Comment écris-tu les paroles d’une chanson ? Choisis-tu le beat avant ou après ?

En général, c’est souvent la prod en premier, ensuite l’écriture. C’est pas une science exacte. Tu peux écrire 4 morceaux en deux jours, comme tu peux écrire un morceau en un mois. Il n’y a pas de logique, et des fois on se prend plus la tête, des fois le thème est un peu plus compliqué donc c’est un peu plus long. D’autres fois c’est vraiment à feeling, d’écriture non stop, ça dépend

  • On dit souvent que tu ne suis pas les tendances du rap américain : le bling-bling, les filles plus ou moins à poil etc.. Quels sont les thèmes qui t’inspirent pour tes chansons ?

C’est les sujets qu’on vit au quotidien. Pourquoi je ne parle pas de tout ça, c’est parce que je ne vis pas aux États-Unis, que je n’ai pas envie de retranscrire des problèmes que je n’ai pas ou qu’ici on ne connaît pas. Moi, je parle des galères des gens, la vraie vie quand elle est bien, qu’on rigole ou qu’on pleure, quand on perd des gens, quand on galère, quand on est au chômage, quand on est en formation. Voilà moi je parle de pleins de choses, de choses qui pour moi sont les vraies choses de la vie.

  • Les paroles de ta collaboration avec Medine « Les 16 vérités » commencent : « Tu sais ce qu’on dit ? Une balle dit toujours la vérité, elle ment jamais » . Ce titre nous semble une forme d’assassinat cathartique, peut-tu nous dire comment s’est fait cette collaboration et ce que ce titre représentes pour toi ?

Le thème du titre déjà faut l’expliquer car c’est un espèce d’auto-portrait mais vraiment en appuyant là où ça fait mal. On n’a pas fait un morceau pour se brosser dans le sens du poil, on a fait un morceau où l’on se retrouve face à un miroir qui nous renverrai pas que des vérités qui sont pas forcément agréables à entendre. C’était çà le thème du morceau, donc certains ont comparé çà à un auto-clash, d’autres on appelé ça un auto-portrait. Je sais pas dans quelle catégorie il faut le ranger mais c’est la thématique du morceau, de parler à soi-même mais surtout parler de choses que les gens nous ont reproché, des choses que nous-mêmes on se reproche des erreurs qu’on a pu faire dans nos carrières. Pourquoi Médine, c’était parce que Médine c’est un très très bon parolier. Sur ce genre de morceau, tu peux pas inviter n’importe qui, faut des mecs savent bien tenir les thèmes, qui savent bien écrire. En plus je n’avais jamais bossé tout seul avec lui, donc c’était le bon moment au bon endroit.

  • Tu as pu collaborer avec un tas d’artistes différents comme James Blunt, Algérino, Medine, Soprano, Tunisiano, Vitaa, Zoxea et bien sur ta femme Kanya Samet. Comment se sont faites ces rencontres et comment choisis-tu tes collaborations ?

Comment elles se sont faites, soit en concert parce qu’on était sur les mêmes scènes, on a fait les mêmes festivals de musique. Ou alors tout simplement comme ça, des demandes qu’on a faites. En général, les rencontres, ça s’est fait sur deux critères : C’est l’humain déjà, je ne peut pas chanter avec un artiste que je n’aime pas, ou bien quand je sens qu’on n’est pas en phase. Après l’autre critère, il est artistique, savoir qu’est-ce qu’il va apporter au projet, est-ce qu’il va ramener un plus ou pas. Je pense que c’est surtout ça «les critères » de sélection.

  • Dans ton nouveau titre «Pinocchio » tu évoques un coté très personnel de ton parcours individuel. Qui sont ces « vendeurs de rêve » dont Kanya chante ?

C’est les phrases qu’on entend quand on est jeune. C’est un peu tout le monde, on est tous des vendeurs de rêve quelque part mais à notre manière, d’autres plus que d’autres. Le thème du morceau, c’est surtout sur tous ces petits trucs qu’on entend, ces phrases déjà bien établies, tous ces petits mensonges parce que le père Noël c’est un mensonge par exemple. C’est un conte, un commère, un business entier bâti sur un mensonge. Donc voilà je voulais parler de tout ça, de tout ce que l’on avait pu entendre : Les promesses de taff, les petites galères, tous ces mythos qu’on entend au quotidien.

  • On trouve le clip «Les 16 vérités » trop stylé, qu’est-ce qui t’as inspiré lors du tournage ?

On a voulu retranscrire ce que l’on avait dit dans le morceau, c’est pour ça que je parlais de miroir tout à l’heure. Moi, mon premier couplet, il est uniquement face à un miroir, et on a fait des effets pour comprendre que le miroir est une autre personne. Donc c’est un reflet qui me renvoie à autre chose et c’est exactement la thématique de tout le morceau. Le thème, il est vraiment dans le premier couplet. Médine pareil, il se parle à lui-même donc voilà c’est des petits concepts un peu cinématographiques qu’on a voulu trouver pour le clip.

  • Ces dernières années on a vécu une époque de clash dans le milieu du rap. Récemment cette idée de confrontation commence à envahir le R’n’B. Comment as-tu écrit la chanson sur ce sujet « Clash » pour affronter Gaiden, s’agit il d’un vrai clash ?

Avec Gaiden, la démarche est différente, car il y a des clashs qui en ce moment ont l’air assez sérieux avec des vrais antagonismes. Nous c’était vraiment totalement différent. Avec Gaiden, ce que l’on a voulu faire, c’était vraiment d’organiser un clash pour en faire un spectacle en fait, pour qu’on n’ait pas forcement que le coté négatif qui va avec le clash. C’est plus le coté positif donc le spectacle, faire venir des gens, le faire à la radio devant beaucoup du monde, donner vraiment un spectacle pour les amateurs de clash. Nous, on était dans cette idée là et c’est comme ça qu’on l’a fait.

Après c’est vrai qu’entre temps, il y a eu d’autres histoires mais çà c’est pas nos histoires et c’est pas des trucs qu’on peut contrôler. Nous en tout cas on voulait vraiment quelque chose de peace et les gens ont compris que c’était loin d’être la guerre avec Gaiden, parce qu’il y a beaucoup de respect entre nous, avant, après et même aujourd’hui à l’heure où on se parle.

  • On passe de la haine à l’amour : 2012 signifiait une relance de ta carrière, ainsi que celle de Kayna Samet. Est-ce dur d’être l’un des « power couples » du hip-hop français ?

Franchement, je pense que ce qui est dur dans la vie, c’est d’être malade, de pas pouvoir travailler, de pas avoir d’argent. Ça, c’est dur. Après ça pour moi, c’est pas dur du tout, c’est plutôt une facilité parce qu’avec des gens comme Wallen et Abd al Malik, on aura toujours tendance à comprendre quelqu’un qui fait le même travail que nous. En plus, on se complète. Elle chante, j’écris avec elle, des fois elle me trouve des mélodies. Donc voilà quelque part, on s’aide, on est une petite équipe et voilà, c’est très bien comme ça.

  • Un moment de scène ou un concert préféré ?

Tous ! Moi, le moment que je préfère c’est quand je suis sur la scène et que c’est blindé, que les gens sont chauds, qu’ils sont avec nous, bonne mentalité et envie de faire la fête. Voila, on demande pas plus.

  • Quels artistes écoutes tu en ce moment ?

Personne, absolument personne. J’écoute pas de musique, j’écoute des radios foot en ce moment

  • Un débat circule ces dernières années sur le rap, penses-tu qu’il est mort ? Comment vois-tu son futur ?

Moi, ça me fait rigoler parce que ça fait peut-être 10 ans que j’entends « le rap est mort » et ça fait 10 ans qu’on me pose la question. Je pense que ça veut dire que c’est juste des fantasmes de gens qui aiment pas le rap. Je sais pas d’où ça part ce truc là, mais le rap, il existe encore. Il y a des groupes comme Sexion d’Assault qui font des albums, des grosses tournées, qui se débrouillent. C’est vraiment un milieu qui n’a rien à envier aux autres, ni en terme de chiffres, ni en terme de structure, ni de passage radio, ni en termes de quoi que ce soit. Donc voilà le rap, il existe.

Sinik

Le dernier album de Sinik, La Plume et le poignard

  • Avec quels artistes rêverais-tu de collaborer ?

Des artistes comme Aznavour, Cabrel, Zazie et Alicia Keys.

  • Si tu devais choisir entre les deux, ce serait lequel ?

Booba ou Rohff ? Sinik
Beyoncé ou Rihanna ? Beyoncé
Lil Wayne ou Eminem ? Eminem
Twitter ou Facebook ? Twitter
Kenza Farah ou Léa Castel ? Kenza Farah
La France ou l’Algérie ? Ah tu peut pas choisir, c’est comme beaucoup de choses.
Kerry James ou Médine ? Pareil, car c’est deux artistes que je respecte, deux amis, c’est difficile de choisir.
L’influence R’N’B ou electro sur le rap ? Ni l’une, ni l’autre

  • La prochaine étape pour toi ?

C’est continuer, faire des tournées. Demain je pars à Nancy faire des concerts, voilà c’est comme ça que ça se passe.

Interview réalisée par Vanessa Saksik et Aaron Phillips
Crédits photos : Vanessa Saksik et l’Agence Rise Up
Remerciements : Sinik et l’Agence Rise Up

Interview exclusive du réalisateur Darkovitch (Deuxième partie)

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Voila la deuxième partie de notre interview exclusive du réalisateur Darkovitch ! Pour ceux qui l’ont ratée, la première partie se trouve ici.

JBH FilmsTrois artistes français avec lesquels tu aimerais tourner un clip ?
En premier je dirais : Sefyu — d’ailleurs on devait se voir avant mon départ à Miami pour ses clips vidéo, on s’est eu plusieurs fois au téléphone mais on n’a jamais trouvé le temps de se rencontrer. Qui sait, peut-être dans le futur ! En tout cas un grand salam à lui et sa famille !
En second : Un Johnny Hallyday ou un Jean-Jacques Goldman juste pour voir dans quel délire ils sont et si ils sont aussi radin que la plupart des rappeurs français! [Rires]
En troisième je dirais : Justice, j’aime beaucoup ce qu’ils font. Ils sont dans l’électro « hardcore » limite « street » qui me parle beaucoup.

Same question, mais les trois artistes anglophones ?
A$AP Rocky : Je l’écoute beaucoup en ce moment surtout quand je fume ma chicha!
French Montana : Parce que d’abord c’est un marocain comme moi ! Et qu’aux États Unis à part de lui et le producteur Red-One (Lady Gaga, etc…), je ne connais pas d’autre marocain qui sois international. Je ne suis pas extrêmement fan mais il a de bon couplet surtout dans Stay schemin’ feat Rick Ross, Drake et Shot Caller.

Meek Mill : Je trouve que c’est un artiste qui a beaucoup donné au rap cette année. Rick Ross a bien fait de les signer lui et Wale. Je pense qu’on ferait un bon délire si on était amené à bosser ensemble.

JBH FilmsInspirations artistiques : Des réalisateurs, films ou clips que tu cites parmi tes influences ?
Guy Ritchie ! C’est mon maître spirituel ! Je suis son Padawan ! C’est le premier à m’avoir indiqué les bons chemins à prendre et je suis totalement fan de son travail ! Pour moi, Arnaque, Snatch et Crime et botanique sont des classiques de film gangster. Je connais aucun autre réalisateur qui arrive à mêler l’humour et banditisme comme il le fait.

Les artistes qui tu écoutes le plus en ce moment?
A$AP Rocky, French Montana et l’équipe de Maybach Music. Je suis plus dans l’ambiance américaine que française. Je ne suis plus trop l’actualité française depuis des années, même en France, Je n’écoute que mes gars du B7 et Mokobe en artistes français. [Rires]

C’est quoi l’histoire du clip « Ni**as in Paris » de Jay-Z et Kanye West par rapport à la publicité que tu as fait pour MV Agusta ? Tu étais au courant de leur projet avant sa sortie ou non ?
Je préfère que tu me pose une autre question, les gens peuvent prendre ma réponse comme trop prétentieuse ou je ne sais pas quoi, et ça va politiquer pour rien.

JBH FilmsTu as collaboré avec Mokobe pour ses clips d’Oulala et Taxiphone avec Soprano en featuring. Lequel préférais-tu tourner et pourquoi ?
Franchement, tu peux pas choisir. C’est comme si tu avais des enfants et on te demandait d’en choisir un ! Ces clips ce sont mes bébés, je les aimes tous…

D’ailleurs, qu’en penses-tu de la scandale autour de son dernier clip, Rihannon? C’était méritée ou pas ?
Pour être honnête avec toi, Rhiannon à la base, je devais le tourner avant Boombadeing. J’en avais parler avec Mokobe et mon associé, DJ Bly. Pour moi, c’était trop de le faire, ce clip. Il avait déjà fait Beyonce Coulibaly, 50 CFA et je ne trouvais pas qu’il soit utile de le faire. Le morceau est bon et très marrant, mais j’avais un pré-sentiment. Donc je lui ai dit que je préférais me consacrer sur ‘Boombadeing. Maintenant, je comprend qu’il y a des gens qui n’ont pas aimés et aussi qu’il y a beaucoup plus de gens qui aient aimés, il faut le noter ! Mais je trouve ça sage et tout à son honneur de ne pas vouloir diviser sa communauté et d’avoir retiré son clip. Je pense que cette publicité il en a pas besoin, Mokobe avec 113, c’est plus de 3 millions de disques vendus, 2 Victoires de la musique, franchement c’est lourd non? [Sourire]

JBH FilmsL’engagement politique : à ton avis, quelle place ou responsabilité ont les artistes d’intervenir dans la polémique ?
Pour moi un artiste à 1 millions de fois plus de force que n’importe qu’elle politique car même s’ils ne le reconnaissent pas, ce sont des vrais politiciens. Tant que ton discours s’adresse au peuple, c’est politique. Regarde à l’époque de Coluche, ce qu’il a faillit faire en France! Ou encore Youssou Ndour ! Le Mr est devenu Ministre de la culture au Sénégal, ce n’est pas pour rien. Pour moi la polémique se crée grâce au débat qui est pour moi la base même de la politique ! Donc je trouve normal que les artistes prennent position et je trouve souvent qu’il y en a pas assez encore !

Ton prochain projet sera quoi ?
Là pour le moment, j’ai 2 clips d’artistes US qui doivent sortir courant été 2012 que j’ai fait avec mon associé DJ Bly et mon ami, le producteur Charly Nestor, avec qui j’ai pleins de projets qui vont arriver dans l’année. C’est un Mr que je respecte énormément, c’est le genre de mec qui a toujours les bonnes idées au bon moment! Et en parallèle, je travail sur mon premier long métrage, Yeah ! On est super fière avec mon associé, le tournage est prévu pour Sept 2012.

Un dernier mot pour tes fans et ceux qui te suivent ?
Darkovitch, JBH Films, 3 mots !

Showreel officiel 2012 de Darkovitch:

Note de la rédaction :
Depuis notre interview, Darkovitch a annoncé qu’il vient de terminer la réalisation du clip Triumphal de L.E.C.K., ainsi que celui de Maybach Music Group de Young D et Meek Mill en featuring. Les deux clips sortiront début été, alors restez-branches ici, sur notre page Facebook et Twitter.

Vous pouvez retrouver Darkovitch sur les sites suivants:
Twitter, http://twitter.com/darkovitch
Youtube, http://www.youtube.com/user/jbhfilms
Vimeo, http://vimeo.com/user4805178
Skyrock, http://darkovitchjbhfilms.skyrock.com/   
Facebook, http://www.facebook.com/jbhfilm/

Interview exclusive du réalisateur Darkovitch (Première partie)

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Comment ça va ? S’il te plaît, expliquons-nous l’origine du nom Darkovitch?
Bien merci, en fait à la base on m’a appelé Dark à cause de ma vision un peu sombre des choses. Et pour la partie « -ovitch » c’est plus par rapport au joueur de foot Ibrahimovic. C’est un ami à moi du collectif Nevralzyk music qui me comparait à lui car il trouvait que j’étais aussi efficace que lui mais dans mon domaine (la vidéo).

Tu partages ton temps entre Miami et Paris. Préfères-tu une ville à l’autre et pour quelles raisons ?
Sans hésiter Miami, j’aurais juste aimé avoir tous mes proches avec moi constamment ici. D’ailleurs c’est juste pour cela que je fais ces aller- retours. La mentalité et le mode de vie me conviennent parfaitement, tout est simple ici, pour te dire j’ai eu aucun mal à avoir un appartement sur South Beach, en 48h c’était réglé, je devais juste signer le contrat et payer tout simplement sans s’encombrer de pleins de papier. C’est ce que j’aime au États-Unis, il n’y a que la couleur de l’argent qui est important, qui tu es ils s’en foutent complètement. « Tu payes, tu as »

Raconte nous un peu de ton parcours – Comment es-tu devenu réalisateur ?
C’est grâce à un petit cinéma de quartier, le Rio, qui est à Saint Florent-sur-Cher dans le centre (18) : c’est ma ville d’origine. Il y avait un Mr qui était juste génial avec les jeunes du quartier, il nous a laissé entrer en douce dans le cinéma pendant des projets. Un jour il nous a proposé de faire un court-métrage avec la Mairie de la ville. On était une bande de pote qui voulait juste s’amuser mais bizarrement cela m’a plu d’apprendre à écrire un scénario, de manipuler une camera, l’ambiance d’un petit tournage ça m’a vraiment touché.

Je pense que c’est à ce moment que j’ai eu le déclic… Après d’où je viens, il n’y a même pas de MJC. La province, c’est vraiment chaud niveau artistique, tout le monde savaient que c’était à Paname que tout se passe, donc pendant 2 ans j’ai comme on dit chez nous « charbonné » et je suis monté sur Paris pour faire une École de cinéma privée qui s’appelle EICAR. J’ai pu me payer 2 ans, et en plus de ça quand tu rentres dans ces écoles, il te faut le niveau bac minimum et moi je n’avais qu’un BEP Mécanique ! Donc tu te doutes bien qu’à un moment ils se sont aperçus que le papier que je leur avais filé était un faux Bac ! [Rires]

Et pendant cette scolarité, j’ai rencontré 2 mecs, Ludo et Djoos qui sont devenus avec le temps comme des grands frères vu leurs ages! Lol Et c’est avec ces 2 mecs que j’ai appris le business de la musique. Ces gars s’occupent de la compilation Fat Taf qui réunissait à chaque fois tous les grands nom du rap, dont Rohff, Diams, Sinik, Sniper, etc. C’était une compile très respectée a l’époque. Et moi je m’occupais de la partie vidéo mais pas encore en tant que réal car j’apprenais ! Et c’est comme ça que j’ai commencé dans les clips de rap.

Également, comment ça s’est fait, tes collaborations avec des grandes artistes du rap game français, dont Mokobe, Soprano et Canardo, parmi d’autres ?
Mon associé DJ Bly était le Dj officiel de Mokobe et Canardo, et ce que je ne t’ai pas dit dans la question d’avant c’est qu’après ces compiles, j’ai fais des clips pour des artistes pas connu et à cote de ça j’étais Chef de projet vidéo sur le site de Cinema Dvdrama qui maintenant s’appelle Excessif-etf1. Et grâce à ça, j’ai pu bosser sur un long métrage d’un grand Mr Guy Ritchie qui tournait Rocknrolla à l’époque. Donc avec ça, mon nom tournait un peu mais ce qui a fait que j’ai bossé avec Mokobe et Canardo entres autres, c’est que j’ai réalisé 2 clips à Miami en 2010 pour un ami à moi et il se trouve qu’ils avaient pas mal buzzé sur le net et que les rappeurs en ont parlé beaucoup. Donc c’est comme ça que j’ai fais Canardo et puis Mokobe par la suite …JBH Films

Le clip ou la vidéo que tu as fait dont tu es le plus fier ? Pourquoi ?
A vrai dire , j’en ai 4:
Clip Comi Banga – Gangsta : premier tournage à Miami, au Little Haiti, l’ambiance qu’il y avait était tout simplement ouf! Et c’est un des clips où je me suis le plus rapproché de ce que j’avais en tête et ou j’ai pu mettre du vrai dialogue et qui se rapprochait plus d’un film que d’un clip. C’est un challenge assez délicat a faire dans le vidéo clip.

Clip B7QG – Insolent : Parce que ce sont mes gars du 7.8! Ils représentent bien les Mureaux, ils ont une bonne mentalité et je suis vraiment fan de ce qu’ils font. D’ailleurs c’est le seul clip que j’ai fait à l’œil! [Rires]

Pub MV Agusta : Tout à l’heure je t’ai dis que le clip Gangsta était celui ou je m’étais le plus rapproché de ce que j’avais en tête ? … Nooooooon, là c’était vraiment ce que j’avais en tête ! Je la kiff parce que je suis un réal qui aime les contenus dans les vidéos, j’aime que les réals se prennent la tête à ramener des idées nouvelles. Qu’il n’y a pas que des playbacks ou une pauvre histoire bidon de transaction d’argent ou une course poursuite avec des voitures de keuf – c’était les clips en 2003 – 2004, ça ! Et dans cette vidéo , avoir mis des bécanes préparés qui propulsent des flammes de 3 à 4 mettre de haut, mélangé aux robots LED, pour moi c’était réussi et les gens ont bien kiffés aussi. J’ai eu de bon retour, c’était cool.


Clip Mokobe – Boombadeing : C’est mon 4eme clip que je préfère, pourquoi ? Parce que j’ai réussi pour la 1er fois (enfin je pense) à avoir emmener Mokobe dans une autre sphère qui est la mienne ! Boombadeing, c’est du pur Darkovitch. Tu sais Mokobe est un artiste qui s’investit énormément dans ses clips vidéos, il blague pas, il est très perfectionniste. C’est ce que j’apprécie beaucoup chez lui. Il a son image qu’il garde précieusement et ça n’a pas été facile de lui enlever le temps d’un clip en quelque sorte. Tous le monde avait l’habitude de voir le Mokobe de C’est dans la joie, Oulala, Taxiphone, etc. La sur ce clip, il m’a vraiment laissé la carte blanche. Et je crois qu’il ne l’a fait avec aucun autre réal ! [Rires]

La deuxième partie de l’entretien de Darkovitch se trouve ici !

Milk, Coffee & Sugar – Rise up et Felonie, live en direct du concert Café de la danse, 17.12.10

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Le duo Milk, Coffee & Sugar nous a impressionné depuis le début de leur carrière avec des paroles profondes et des concepts d’avance. Voila la continuation de leur concert au Café de la danse, près de la Bastille à Paris. Après une courte interlude musicale entre titres, le duo a fait leur interprétation du classique Rise up de Cypress Hill et Tom Morello, ainsi que le single Félonie :

A voir également, la rencontre originale entre MCS et le groupe Sud-Africain Tumi & The Volume

Félonie

D’ailleurs dans le cadre de son premier projet solo, un membre du groupe Gaël Faye sort l’album Pili pili sur un croissant au beurre et les clips Petit pays et Hope anthem.

Notre premier article sur le concert au Café de la danse et Je vis en live ici.

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