Interview exclusive du réalisateur Darkovitch (Première partie)

Comment ça va ? S’il te plaît, expliquons-nous l’origine du nom Darkovitch?
Bien merci, en fait à la base on m’a appelé Dark à cause de ma vision un peu sombre des choses. Et pour la partie « -ovitch » c’est plus par rapport au joueur de foot Ibrahimovic. C’est un ami à moi du collectif Nevralzyk music qui me comparait à lui car il trouvait que j’étais aussi efficace que lui mais dans mon domaine (la vidéo).

Tu partages ton temps entre Miami et Paris. Préfères-tu une ville à l’autre et pour quelles raisons ?
Sans hésiter Miami, j’aurais juste aimé avoir tous mes proches avec moi constamment ici. D’ailleurs c’est juste pour cela que je fais ces aller- retours. La mentalité et le mode de vie me conviennent parfaitement, tout est simple ici, pour te dire j’ai eu aucun mal à avoir un appartement sur South Beach, en 48h c’était réglé, je devais juste signer le contrat et payer tout simplement sans s’encombrer de pleins de papier. C’est ce que j’aime au États-Unis, il n’y a que la couleur de l’argent qui est important, qui tu es ils s’en foutent complètement. « Tu payes, tu as »

Raconte nous un peu de ton parcours – Comment es-tu devenu réalisateur ?
C’est grâce à un petit cinéma de quartier, le Rio, qui est à Saint Florent-sur-Cher dans le centre (18) : c’est ma ville d’origine. Il y avait un Mr qui était juste génial avec les jeunes du quartier, il nous a laissé entrer en douce dans le cinéma pendant des projets. Un jour il nous a proposé de faire un court-métrage avec la Mairie de la ville. On était une bande de pote qui voulait juste s’amuser mais bizarrement cela m’a plu d’apprendre à écrire un scénario, de manipuler une camera, l’ambiance d’un petit tournage ça m’a vraiment touché.

Je pense que c’est à ce moment que j’ai eu le déclic… Après d’où je viens, il n’y a même pas de MJC. La province, c’est vraiment chaud niveau artistique, tout le monde savaient que c’était à Paname que tout se passe, donc pendant 2 ans j’ai comme on dit chez nous « charbonné » et je suis monté sur Paris pour faire une École de cinéma privée qui s’appelle EICAR. J’ai pu me payer 2 ans, et en plus de ça quand tu rentres dans ces écoles, il te faut le niveau bac minimum et moi je n’avais qu’un BEP Mécanique ! Donc tu te doutes bien qu’à un moment ils se sont aperçus que le papier que je leur avais filé était un faux Bac ! [Rires]

Et pendant cette scolarité, j’ai rencontré 2 mecs, Ludo et Djoos qui sont devenus avec le temps comme des grands frères vu leurs ages! Lol Et c’est avec ces 2 mecs que j’ai appris le business de la musique. Ces gars s’occupent de la compilation Fat Taf qui réunissait à chaque fois tous les grands nom du rap, dont Rohff, Diams, Sinik, Sniper, etc. C’était une compile très respectée a l’époque. Et moi je m’occupais de la partie vidéo mais pas encore en tant que réal car j’apprenais ! Et c’est comme ça que j’ai commencé dans les clips de rap.

Également, comment ça s’est fait, tes collaborations avec des grandes artistes du rap game français, dont Mokobe, Soprano et Canardo, parmi d’autres ?
Mon associé DJ Bly était le Dj officiel de Mokobe et Canardo, et ce que je ne t’ai pas dit dans la question d’avant c’est qu’après ces compiles, j’ai fais des clips pour des artistes pas connu et à cote de ça j’étais Chef de projet vidéo sur le site de Cinema Dvdrama qui maintenant s’appelle Excessif-etf1. Et grâce à ça, j’ai pu bosser sur un long métrage d’un grand Mr Guy Ritchie qui tournait Rocknrolla à l’époque. Donc avec ça, mon nom tournait un peu mais ce qui a fait que j’ai bossé avec Mokobe et Canardo entres autres, c’est que j’ai réalisé 2 clips à Miami en 2010 pour un ami à moi et il se trouve qu’ils avaient pas mal buzzé sur le net et que les rappeurs en ont parlé beaucoup. Donc c’est comme ça que j’ai fais Canardo et puis Mokobe par la suite …JBH Films

Le clip ou la vidéo que tu as fait dont tu es le plus fier ? Pourquoi ?
A vrai dire , j’en ai 4:
Clip Comi Banga – Gangsta : premier tournage à Miami, au Little Haiti, l’ambiance qu’il y avait était tout simplement ouf! Et c’est un des clips où je me suis le plus rapproché de ce que j’avais en tête et ou j’ai pu mettre du vrai dialogue et qui se rapprochait plus d’un film que d’un clip. C’est un challenge assez délicat a faire dans le vidéo clip.

Clip B7QG – Insolent : Parce que ce sont mes gars du 7.8! Ils représentent bien les Mureaux, ils ont une bonne mentalité et je suis vraiment fan de ce qu’ils font. D’ailleurs c’est le seul clip que j’ai fait à l’œil! [Rires]

Pub MV Agusta : Tout à l’heure je t’ai dis que le clip Gangsta était celui ou je m’étais le plus rapproché de ce que j’avais en tête ? … Nooooooon, là c’était vraiment ce que j’avais en tête ! Je la kiff parce que je suis un réal qui aime les contenus dans les vidéos, j’aime que les réals se prennent la tête à ramener des idées nouvelles. Qu’il n’y a pas que des playbacks ou une pauvre histoire bidon de transaction d’argent ou une course poursuite avec des voitures de keuf – c’était les clips en 2003 – 2004, ça ! Et dans cette vidéo , avoir mis des bécanes préparés qui propulsent des flammes de 3 à 4 mettre de haut, mélangé aux robots LED, pour moi c’était réussi et les gens ont bien kiffés aussi. J’ai eu de bon retour, c’était cool.


Clip Mokobe – Boombadeing : C’est mon 4eme clip que je préfère, pourquoi ? Parce que j’ai réussi pour la 1er fois (enfin je pense) à avoir emmener Mokobe dans une autre sphère qui est la mienne ! Boombadeing, c’est du pur Darkovitch. Tu sais Mokobe est un artiste qui s’investit énormément dans ses clips vidéos, il blague pas, il est très perfectionniste. C’est ce que j’apprécie beaucoup chez lui. Il a son image qu’il garde précieusement et ça n’a pas été facile de lui enlever le temps d’un clip en quelque sorte. Tous le monde avait l’habitude de voir le Mokobe de C’est dans la joie, Oulala, Taxiphone, etc. La sur ce clip, il m’a vraiment laissé la carte blanche. Et je crois qu’il ne l’a fait avec aucun autre réal ! [Rires]

La deuxième partie de l’entretien de Darkovitch se trouve ici !

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Une Réponse to “Interview exclusive du réalisateur Darkovitch (Première partie)”

  1. […] Voila la deuxième partie de notre interview exclusive du réalisateur Darkovitch ! Pour ceux qui l’ont ratée, la première partie se trouve ici. […]

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